Pierre-Arnaud Sy, coach, formateur et fondateur de Puissance Z

Pierre-Arnaud Sy, coach, formateur et fondateur de Puissance Z Publié le 20 octobre 2023, par Katia Crabé Temps de lecture : 8 min Présentation de Pierre-Arnaud SyInterview de Pierre-Arnaud SyLe Nouveau Monde selon Pierre-Arnaud SyLe portrait chinois de Pierre-Arnaud Sy Présentation de Pierre-Arnaud Sy Katia : Pierre-Arnaud est multi-casquettes : il est à la fois coach, consultant, formateur et le fondateur de PuissanceZ. Et il en a d’autres dont il nous parlera peut-être. Il est bien plus que cela. L’on a ce point commun d’avoir eu des prises de consciences et de s’être posé la question « qui je souhaite être maintenant ». Il y a 3 ans, Pierre-Arnaud a une révélation : « l’envie de se lever chaque matin n’est pas présente chez tout le monde ». Il est à l’époque responsable marketing. Changement de cap. Il veut placer l’humain au cœur de chaque nouveau défi et redonner du sens à la vie des individus, en accompagnant les particuliers et les entreprises. En s’appuyant sur son expérience passée, il a été manager dans des fonctions à enjeux pendant 18 ans, il crée son cabinet en développement de ressources humaines « PuissanceZ ». Il y aura un avant et un après mars 2020. Je vous invite à vous immiscer dans notre conversation du jour pour que vous puissiez découvrir qui se cache derrière Pierre-Arnaud Sy. Interview de Pierre-Arnaud Sy Katia : Peux-tu te présenter ? Pierre-Arnaud : Je suis Pierre-Arnaud SY, j’ai 44ans. Je suis papa de 2 enfants et beau-papa de 3 autres enfants, hypersensible, passionné par la vie. Je suis Coach, consultant professionnel certifié RNCP. J’ai été Manager dans des fonctions à enjeux pendant 18 ans. Je suis le Fondateur d’un cabinet en développement de ressources humaines et fondateur d’un organisme de formation et centre bilan de compétences certifié Qualiopi 🇫🇷. Je suis ouvert et relié à ce quelque chose de + grand. Une âme connectée à la grande conscience et à notre humanité. Katia : Peux-tu nous raconter ton histoire ? Comment en es-tu arrivé là ? Pierre-Arnaud : J’aime bien partir de cette image de la pièce de monnaie et établir la comparaison avec nous en tant qu’individu. Une pièce à deux faces : pile et face et nous sommes la pièce de monnaie. Je vais donc me présenter aux auditeurs sous l’aspect perso et pro, car je suis cette même personne : en alignement. Alors, mon histoire. Je me suis toujours demandé pourquoi je me sentais différent, pourquoi je réfléchissais beaucoup, pourquoi j’étais plus à l’aise avec des personnes plus âgées que moi, pourquoi j’étais en évolution et changement constant… On m’a toujours décrit comme étant : d’une grande sagesse, compétiteur, résilient, autonome, avec une grande écoute et empathie. Mais aussi avec un côté solitaire et cachant ses émotions. Il y a 4 ans maintenant, j’ai fait des choix dans ma vie personnelle et professionnelle. Je me suis alors posé la question qui a changé ma vie : “qui je souhaite être maintenant ?” J’aime à dire que j’ai eu déjà pas mal de vies en une. Dès mes 14ans, j’ai démarré par ramasser des légumes, les genoux dans la terre chez un maraicher. Je démarre ma véritable vie pro après mes études au poste d’ingénieur support commercial. Je progresse rapidement et j’occupe la fonction d’ingénieur technico-commercial. Je suivais des chantiers, de l’étude puis la vente jusqu’à l’installation de matériels dans l’univers du génie énergétique. Arrive ensuite à 25 ans, ma 4ème vie pro : La Direction d’une PME en Normandie dans le domaine du machinisme agricole. Une nouvelle trajectoire, de nouvelles compétences développées. Et une grande fierté. Un nouveau changement de cap suite à des choix perso me fait poursuivre mon chemin vers un poste de Directeur opérationnel de filiale en Picardie. Celui-ci représente une reconnaissance, des directives à suivre, un marché à développer. On a tous un chemin de vie, le mien est sinueux, remplis d’expériences et de rencontres. Je poursuis ensuite ma route dans le Sud de la France ou je pose mes valises pendant un petit peu plus de 7 années en tant que Directeur commercial. Une expérience de Développement, consolidation, management. Puis une entreprise dans les hauts de France me contact en indiquant : Mr Sy, nous souhaitons travailler avec vous et vous confier une équipe. Nous vous proposons un poste de Responsable marketing à l’international pour positionner la marque sur les marchés Européens. Un nouveau choix et je rejoins cette marque mondiale. Une expérience en stratégie de positionnement de marque, approche commerciale et retail. Un nouveau changement de région et de vie. Katia : Pourquoi avoir créé « PuissanceZ », ton cabinet d’expert en RH ? Pierre-Arnaud : En 2020, je me suis rendu compte que l’envie de se lever chaque matin n’était pas présente chez tout le monde. Démarre alors ma 8ème vie pro à 40ans ou je me trouvais une page blanche devant moi, lourde de mon expérience de vie… Je souhaitais être moi-même, devenir moi-même : vivre de mes compétences, apporter quelque chose aux autres, être présent pour mes deux enfants en bas-âge, profiter de mes proches. M’assumer pleinement et surtout, mais surtout : pouvoir profiter d’une plus grande liberté dans mes choix professionnels et personnels. J’ai donc décidé de concevoir et de rédiger ma propre vision de la vie, relativement abstraite, voir utopique dans un premier temps. Être soi-même a cependant un prix : une refonte globale de son panorama relationnel, des décisions parfois lourdes à prendre et à assumer, créer de nouvelles relations, se détacher de certaines… PuissanceZ a été fondé en mars 2021, un cabinet d’experts en Ressources Humaines. J’ai travaillé pour cela avec Edith LASSIAT ma mentore pour définir PuissanceZ. Il résume bien ce que je suis, mon énergie, ma puissance mais aussi les profils des personnes que nous pouvons être amené à accompagner : des individus trop sensibles, trop empathique, trop émotif, trop anxieux, trop exigeant, trop intense… Des personnes qui peuvent être doté d’une intelligence cognitive et/ou émotionnelle hors norme. Des personnes qui peuvent être différent dans leur façon de penser, de réfléchir, de comprendre leur environnement, d’appréhender des situations ou de ressentir leur entourage. Nous parlons le même langage mais aussi
Casa d’Aqui – Friperie, coffee shop, épicerie locale

Casa d’Aqui, friperie, coffee shop, épicerie locale Publié le 06 octobre 2023, par Katia Crabé Temps de lecture : 32 min Présentation de Valérie de Casa d’AquiL’interview de Valérie de Casa d’AquiLe Nouveau Monde selon Valérie de Casa d’AquiLe portrait chinois de Valérie de Casa d’Aqui Présentation de Valérie de Casa d’Aqui Aujourd’hui, Valérie me fait le plaisir d’être mon invitée. Mars 2020, la culture considérée comme non-essentielle est à l’arrêt. Plus de concerts, plus de festivals, plus de tournées. Après 25 années d’une première vie dans le spectacle vivant en tant que régisseuse et bookeuse pour des boîtes de production, Valérie décide de changer de cap. Elle imagine LA boutique, dont elle rêve en tant que cliente et qui serait à son image. Un lieu qui respecterait ses convictions, son éthique et la bonne santé de notre porte-monnaie. Un lieu qui regrouperait à la fois une épicerie fine pour valoriser le savoir-faire de la région, une friperie avec un coin créateur parce qu’elle adore chiner et un coffee shop pour se retrouver. Le 2 juillet 2022, la Casa d’Aqui voit le jour. Vous avez envie d’en savoir un peu plus sur Valérie et sa boutique ? Je vous invite à vous imiscer dans notre conversation du jour. Bonne écoute ! L’interview de Valérie de Casa d’Aqui Katia : Bonjour Valérie ! Valérie : Bonjour ! Katia : Comment est-ce que tu vas ? Valérie : Très bien. Chaud. J’ai un petit peu chaud aujourd’hui. Katia : Alors, on est en fin mois d’août, pleine canicule pour resituer. Exactement. Valérie : Oui, c’est vrai. Et oui, oui, il fait très très chaud, donc du coup, là, en ce moment, on commence tard et on fait des nocturnes. Alors, où est-ce que nous sommes, là, toutes les deux ? Alors, là, toutes les deux, nous sommes au coffee shop, enfin, dans la partie coffee shop de la boutique Casa d’Aqui, qui se trouve au centre commercial de la plage à Tarnos. Katia : D’accord. Alors, on reviendra un petit peu plus tard sur ton concept. Est-ce que, pour commencer, tu peux te présenter qui tu es ? Valérie : Alors, moi, je suis Valérie, voilà, maman de 53 bientôt, et puis, c’est une totale aventure de reconversion. Oui. Oui. Et c’est tout simplement, j’ai eu une première vie dans le spectacle vivant en tant que régisseuse ou bookeuse pour différentes boîtes de production dans le spectacle. Et puis, après 25 ans de tournée un peu partout, au moment du Covid, là où on nous a fait comprendre que nous n’étions pas très essentiels dans la culture et l’arrêt des salles de spectacle. Mais c’est vraiment là qu’est du festival, des festivals, donc des tournées. En mars 2020, là, j’ai commencé à réfléchir, à me dire, j’ai 50 ans, qu’est-ce que je pourrais faire ? Et là, j’ai un peu regardé mon mode de vie. Donc, évidemment, j’ai la passion de ce qu’on appelle la Chine, de chiner tous mes biens, que ce soit du vêtement ou au mobilier, au matériel, enfin, voilà, de pouvoir donner une seconde vie et être… Je n’aime pas utiliser le même nom, mais, en fait, je fais le mot anti-consommatrice, mais d’être plutôt raisonnée, et pour mon porte-monnaie, et évidemment pour l’écologie. Puis l’amour de mon territoire, d’être locavore aussi, au maximum de mes possibilités. J’ai toujours imaginé une boutique, mais en tant que cliente, qui pouvait être un lieu de vie, où on pouvait trouver un côté épicerie fine, qui valorise le savoir-faire de la région, et puis de pouvoir avoir un lieu de vie avec un coffee shop, et se retrouver, et puis avoir une friperie avec un petit coin créateur. C’est un genre de boutique que j’avais imaginé dans ma tête en tant que cliente, mais au moment de Mars, de l’hiver, je me suis dit, mais cette boutique, c’est peut-être pour moi. Et puis voilà, j’ai fait une étude de marché, et puis je me suis dit, pourquoi pas, et je me suis lancée. Et me voilà. Katia : Ça fait combien de temps que Casa d’Aqui existe ? Valérie : Ça fait maintenant un an, c’était le 2 juillet 2022. Katia : Et pourquoi Casa d’Aqui ? Valérie : J’ai fait un brainstorming à moi toute seule, et il y avait plein de choses qui me venaient à l’esprit. Il y avait évidemment de valoriser le territoire. La maison. Et puis j’avais des noms. Alors il y avait un nom qui me venait souvent en tête, mais je ne l’imaginais pas comme nom de boutique. C’était Walli Walla. Walli Walla, c’est ça qu’il faut faire. Du coup, ma société, je l’ai appelée comme ça. Mais par contre, la boutique, je ne l’imaginais pas sur ce nom-là. Et puis comme c’est évidemment la valorisation du territoire, la seconde main, etc., et que je voulais que ce soit un lieu où on se sente comme chez soi, un véritable cocon, en tout cas, je l’espère. Du coup, maison d’ici. Et puis en plus, je mets tout le monde d’accord, que ce soit en espagnol, en gascon ou en portugais, tout le monde est d’accord, c’est Casa d’Aqui. On le prononce un peu différemment en fonction des accents, mais c’est toujours la même chose. Katia : Qu’est-ce que tu proposes comme produit ? Alors, on en a parlé tout à l’heure en aparté, mais est-ce qu’on peut peut-être reprendre pour que les gens se représentent vraiment ce qu’il y a comme produit ? Parce que c’est une vraie caverne d’Alibaba quand même. Valérie : Oui, mais il n’y aura jamais du sel de lime et de laillère chez moi, par contre. Alors, d’un côté, il y a une épicerie fine, où évidemment, alors comme je l’ai dit tout à l’heure, avec un impact sur le territoire positif, puisque je veux valoriser des producteurs et notre agriculture, nos paysans à nous, et puis notre savoir-faire. Donc, on peut retrouver que ce soit des conserves de porc en Port-Gascon, on peut retrouver du canard de
Mindus – Artisan d’art vibratoire et sculpteur

Mindus, artisan d’art vibratoire et sculpteur Publié le 22 septembre 2023 par Katia Crabé Temps de lecture : 32 min Présentation de MindusInterview de MindusLe Nouveau Monde selon MindusLe portrait chinois de Mindus Présentation de Mindus Katia : Aujourd’hui (17/07/23), je suis avec Frédéric Voisin. Il est le créateur de Mindus. Il est artisan d’art et sculpteur. Ancien cadre de la métallurgie, c’est un autodidacte doté d’une grande créativité. Son inspiration vient d’ailleurs. Doté d’une intuition aiguisée et d’une grande sensibilité, il réalise des œuvres vibratoires incroyables. Si je vous dis « ondes de forme », ça vous parle ? Il est un créateur atypique. Pléonasme vous allez me dire. Et pourtant. Il n’y a qu’à se poster devant ses Gardiens ou être simplement au contact de ses dessins pour comprendre que ses créations ont quelque chose de différent, de particulier. Qui participent à une forme d’harmonisation énergétique. Quelque chose de thérapeutique. Vous n’êtes plus tout à fait le même après l’avoir rencontré et avoir été au contact de ses créations. Il faut que je vous avoue, c’est grâce à lui que je me suis lancée dans la rédaction. Après ma suspension, il n’a eu de cesse de me répéter « Et toi, c’est quoi ton talent ? » jusqu’à ce que j’ose lui chuchoter : « l’écriture ? » Sans son insistance et son soutien inconditionnel, je ne serais probablement pas là en train de l’interviewer. Alors merci Fred. Gratitude. Tout le monde devrait avoir un Fred dans son entourage ! Je vous invite à vous immiscer dans notre conversation du jour pour que vous puissiez découvrir qui se cache derrière Mindus. Bonne lecture ! Interview de Mindus Katia : Est-ce que tu peux nous dire en quelques mots, qui est Mindus ? Mindus : Mindus est une société artisanale, créée par moi, Frédéric Voisin, liée à l’art, l’artisanat d’art et la sculpture. On fabrique du mobilier, de la décoration, des sculptures lumineuses. Je fais des enseignes. Et des sculptures à ondes de formes et des dessins. Des fresques aussi. Katia : Est-ce que tu peux nous expliquer ce que sont ces dessins à ondes de forme ? Mindus : Les dessins à ondes de forme sont des dessins que je fais depuis que j’ai l’âge de quatre ans. Ils ont une forme assez abstraite. L’inspiration vient du lieu, de la personne, à l’endroit où je le fais, sur une sculpture ou ça peut être sur un mur à l’extérieur. Katia : Comme ce que tu es en train de faire sur le transformateur devant ton atelier ? Mindus : Exactement. En fait, c’est le lieu qui m’inspire, la vibration du lieu. Il en ressort ce dessin. Les personnes peuvent trouver ça quasiment similaire dessin après dessin, mais en fait ça change tout le temps. Ce sont des œuvres uniques à chaque fois qui émettent une vibration, positive pour les êtres vivants. Katia : Alors est-ce que tu peux nous en dire plus ? C’est peut-être difficile de se représenter les vibrations que tes dessins peuvent générer ? Mindus : C’est difficile à se représenter, il y a juste à se mettre en connexion avec ses dessins ou d’être physiquement proche de ses dessins. Puis d’observer ce qui se passe dans son corps. Bien sûr, pour faire ça, il faut se déconnecter de sa tête. Alors, dans l’occident, c’est assez compliqué puisqu’on n’a été éduqué depuis notre jeunesse, par l’éducation, par l’école, par nos parents, par plein d’autres choses, par la vie en général de se connecter directement à nos têtes, de tout analyser. Et d’éviter de trop utiliser nos émotions. Si on arrive à faire cette démarche, on peut comprendre ce que je fais. Katia : Ça rejoint ce qu’on se disait tout à l’heure en aparté. On est tenté de vouloir chercher des représentations de quelque chose que l’on connaît. Tu me disais, si la personne est passionnée de fleurs, elle va y voir des fleurs ou des animaux. En tout cas, elle va essayer de trouver quelque chose de concret. Mindus : C’est le fruit de notre mental. On est obligé de se rassurer en essayant de voir ce qui nous passionne. Alors, ça peut être une navette spatiale pour celui qui est passionné de Star Wars, par exemple. Ça peut être du végétal si la personne adore le végétal ou la nature. On y trouve ce que l’on veut, son envie d’y trouver, bien souvent. Et quelquefois des personnes n’y trouvent rien du tout. Ils ressentent juste. On fait ce qu’on veut. On interprète comme on veut. Katia : Tout à l’heure, tu disais que tu dessinais comme ça à l’âge de quatre ans. Mindus : Oui, je dessinais sur le bottin. C’était souvent quand je m’ennuyais. J’écrivais, je dessinais sur le bottin. A l’époque on ne pouvait pas s’éloigner de l’embase du téléphone. A l’école, je faisais pareil quand j’écoutais des choses qui ne m’inspiraient pas du tout. Et puis plus tard, c’était en réunion, quand j’étais salarié et que j’écoutais mon patron. Donc, j’ai toujours fait ça, en fait, sans trop le savoir. A l’hôtel aussi lors de mes déplacements. Je l’ai toujours fait sans avoir trop conscience de ce que ça voulait dire. Aujourd’hui, avec un âge un peu plus avancé, je me rends compte que ça représente un langage. Katia : Alors comment est-ce que tu te rends compte de ça, ou t’as pris conscience de ça ? Mindus : Déjà, j’ai appris à lâcher vis-à-vis de ce que je dessinais de plus en plus, donc à m’interconnecter avec moi-même, pas ma tête, mon cœur. Je me suis rendu compte que ça me faisait énormément de bien. C’était un moyen pour moi de me déconnecter un peu de la réalité. Ça me faisait du bien comme quelqu’un qui fait du sport à outrance quand il a fini son travail. Moi, c’est ma façon de m’exprimer. J’ai découvert aussi que ça faisait du bien aux gens, que ça suscitait des réactions chez eux et chez les animaux. Quelquefois je fais des dessins, et les chats ou les chiens s’assoient dessus. C’est très étonnant. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que mes dessins avaient un impact.
Christel Voisin – Kinésiologue et géobiologue énergétique

Christel Voisin, kinésiologue et géobiologue énergétique Publié le 11 août 2023, par Katia Crabé Temps de lecture : 30 min Présentation de Christel VoisinInterview de Christel VoisinLe Nouveau Monde selon Christel VoisinLe portrait chinois de Christel Voisin Présentation de Christel Voisin Katia : Aujourd’hui (le 15 juin 2023), je reçois Christel Voisin. Du moins, c’est elle qui me reçoit dans son cabinet à Saubion, un petit village dans le sud des Landes. Elle fait partie de ces humains qui œuvrent à la fois pour le bien-être des autres et l’environnement dans lequel ils évoluent. L’un ne va pas sans l’autre. Elle est kinésiologue et géobiologue énergétique, mais pas que. En effet, elle a plein d’autres cordes à son arc dont elle vous parlera peut-être durant cette interview. Avide de savoir et soucieuse d’adapter l’accompagnement qu’elle propose à ses patients, Christel est sans cesse en train d’actualiser ses connaissances et ses compétences. « On n’a plus de temps à perdre ! » Voilà ce qu’elle pourrait vous dire si vous allez à sa rencontre. Comme s’il y avait une urgence à vivre. Parce que mieux que personne, elle sait que si l’on ne s’occupe pas de soi, de son intérieur et de son environnement, des blocages peuvent se créer et vous faire tomber malade. Et parce qu’elle a cette capacité intuitive à cerner qui vous êtes et à capter votre problématique, elle mettra le doigt sur ce qui est à mettre au travail. Je vous invite à vous immiscer dans notre conversation. Bonne lecture ! Interview de Christel Voisin Katia : Bonjour Christel, je te remercie d’être là aujourd’hui, de participer à mon podcast « Aujourd’hui, écrivons demain ». Est-ce que tu souhaites commenter la présentation que j’ai faite de toi ? Christel : Non, c’était bien, c’était juste. C’est ça. « Il n’y a plus de temps à perdre », c’est quelque chose que je revendique parce que je trouve que les gens souvent ont la facilité de dire « Oui, je comprends, j’entends, je vois », mais ça s’arrête là donc c’est une phrase que je revendique. En plus la vie nous le montre, on a vraiment plus le temps, il faut y aller. Il faut y aller maintenant. Katia : Qu’est ce qui te fait dire justement qu’on n’a plus le temps, qu’il faut y aller ? Christel : Le temps qui se pressurise, mais tous, on se rend compte de ça et on dit « je n’ai pas le temps de faire ça. Je n’ai pas vu la journée passer. » C’est vraiment des choses qu’on entend fréquemment dans nos vies de tous les jours. Et puis, je n’ai plus le temps de m’occuper de moi aussi parce que la vie me pressurise de plein d’occupations, de plein de choses. Et c’est là que je dis « On n’a plus le temps parce qu’il faut vraiment s’occuper de soi ». C’est la base. Pour que le temps passe un peu moins vite. Parce que c’est le but. On est tous là sur terre pour une mission. On a tous un rôle à jouer. On a tous un talent aussi et il est temps de se connecter à tout ça. C’est là que j’interviens en tant que professionnel. Il est temps de se débarrasser de nos vieux costumes, de nos couvertures qui peuvent être un peu lourdes, des fois émotionnelles. Katia : Alors justement, est ce que tu peux nous raconter ? Toi, quel est ton talent et comment est-ce que tu aides les autres ? Christel : Moi, j’ai eu la chance effectivement de connecter violemment mon talent puisque j’étais dans ma première vie, dans l’industrie pharmaceutique. J’étais visiteuse médicale pendant quinze ans auprès des médecins généralistes en ville et aussi à l’hôpital. Et je n’avais jamais le temps, moi non plus, parce que j’étais très, très prise par ce travail qui me demandait beaucoup d’investissement humain et aussi d’investissements commerciaux, financiers, tout ce qui allait avec, avec cette pression qui allait avec. Et puis un jour, un accident fatal m’a amené à me connecter à moi. C’est un arrêt cardiaque qui m’a stoppé dans ma démarche. Je le savais, c’est moi qui me le suis déclenché toute seule comme une grande cet arrêt cardiaque pour dire stop, va réfléchir. Et puis va comprendre qui tu es vraiment et pourquoi tu es faite. Et ça a été une révélation. Elle était en fait au fond de moi puisque je savais que je devais aider les autres. L’industrie pharmaceutique m’y a aidée d’une certaine façon, parce qu’on apprend comment fonctionne un médicament sur un organisme humain et que ça peut l’aider. Mais là, on n’était que dans la physiologie, dans l’anatomie pure, mais l’émotionnel était mis de côté et ça, ça me dérangeait ? Je pense que ce réveil, cette claque de cet arrêt cardiaque m’a fait comprendre qu’il fallait vraiment que je bosse là-dessus et que j’éveille ça aux gens que le médicament n’est pas mauvais en soi, quelquefois, il peut être une bonne béquille mais pas que. Katia : Concrètement, comment t’as compris enfin à quel moment comment ça s’est passé pour toi ce changement de cap ? Christel : Je me suis posé plein de questions suite à cet arrêt cardiaque. Etant bien insérée dans l’industrie pharmaceutique depuis quinze ans, quand il nous arrive des choses comme ça, on se demande qu’est-ce que je peux faire d’autre et comment je peux le faire surtout. Donc j’ai commencé à m’investiguer moi toute seule d’abord suite à ce mal-être. Parce qu’il y avait une transformation dans ma vie qui était en train de se jouer parce que professionnellement, on ne va pas se cacher, mais je ne gagnais pas trop mal ma vie, j’avais une belle voiture de fonction, pas mal de vacances, c’était confortable et tout ce confort, en fait, j’allais lui dire non. Et c’est déstabilisant. On a une idée, une envie de me reconnecter à moi au plus profond de moi. Mais comment je vais faire ? Je me suis dit, je vais m’occuper de moi d’abord et après je verrai. J’ai donc été en arrêt maladie et cet arrêt
Fanny Courau – Facilitatrice et coach en psychologie positive

Fanny Courau, facilitatrice et coach en psychologie positive Publié le 28 juillet 2023, par Katia Crabé Temps de lecture : 25 min Présentation de Fanny CourauInterview de Fanny CourauµLe Nouveau Monde selon Fanny CourauLe portrait chinois de Fanny Courau Présentation de Fanny Courau Katia : Aujourd’hui (12 juin 2023), je reçois Fanny Courau. Elle est facilitatrice et coach en psychologie positive. Elle est également secouriste, premiers secours en santé mentale jeune. Mais elle n’a pas toujours été. C’est au terme d’une trajectoire professionnelle atypique et d’une rencontre avec elle-même qu’elle peut aujourd’hui accompagner les jeunes auprès desquels elle œuvre en changeant de casquette au gré de leurs besoins. Je vous invite à vous immiscer dans notre conversation pour faire la transformation. Bonne écoute. Interview de Fanny Courau Katia : Bonjour Fanny Fanny : Bonjour Katia Katia : Je te remercie de participer à Aujourd’hui, écrivons demain. Pour commencer, est-ce que tu voudrais bien te présenter en quelques mots ? Fanny : Je suis Fanny Courau, femme de quarante-neuf ans, maman de trois enfants. Je suis effectivement depuis neuf mois, facilitatrice et coach en psychologie positive. J’ai été formée auprès Positran et plus précisément auprès d’Ilona Boniwell qui a été disciple de Martin Seligman. Donc pourquoi le choix de la psychologie positive ? Katia : Est-ce que tu veux bien effectivement nous expliquer c’est que la psychologie positive ? Et pourquoi ? Fanny : Avec grand plaisir. Alors la psychologie positive, c’est un courant de la psychologie, je dirais classique qui est né dans les années quatre-vingt-dix grâce à Martin Seligman qui s’est dit que c’était bien aussi de scruter tout ce qui fonctionne bien chez l’humain ? Autant la psychologie, je dirai normale, elle permet de mettre des mots sur pourquoi ce qui dysfonctionne, ce qui bloque. A l’inverse, la psychologie positive va travailler sur ce qui fonctionne, ce qui permet d’être humain, d’être dans un fonctionnement optimal, d’être vraiment auteur et acteur de sa vie. Et donc c’est vraiment une étude scientifique basé sur des recherches auprès de personnes et une relecture de toutes ces recherches par des professionnels. Martin s’appuie sur cinq piliers. Katia : Peux-tu peux nous parler de ces cinq piliers ? Fanny : Oui, les cinq piliers qui sont le fondement de la psychologie positive sont : Dans la psychologie positive, on aborde la notion de résilience, de bien-être, d’optimisme, de créativité, de gratitude, d’épanouissement personnel. C’est en lien aussi avec les thérapies cognitives et comportementales, la communication non violente et le processus de croissance post-traumatique. Alors pourquoi j’ai choisi la psychologie positive ? Je crois tout simplement que ça m’a appelé parce que ça rejoint ma personnalité. Cette joie de vivre que j’aie, ça ne veut pas dire que ma vie a tout le temps était un fleuve tranquille. Mais j’ai cette capacité à voir toujours le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide. Aussi, parce que je n’avais pas envie d’être dans une approche thérapeutique, mais plutôt dans une approche de mise en action, de mise en dynamique des personnes. Katia : Comment est-ce que tu la mets en application dans ton quotidien en tant que coach et facilitatrice ? Fanny : Alors il y a deux approches. Je suis facilitatrice quand j’accompagne un groupe, un collectif. Et là, effectivement, je vais utiliser tous les outils, les connaissances, mon expertise auprès des participants de ce groupe. Et donc c’est vraiment les amener à comprendre tout ce processus de bien-être, de l’épanouissement, de leur montrer effectivement qu’ils ont ces forces là en eux, cette capacité de rebond. C’est vraiment à travers des thématiques bien précises que je vais exploiter toutes ces notions que j’ai préalablement évoquées. Et dans le coaching individuel, on va partir d’une situation et aller décortiquer tout ce que la personne a déjà mis en place, qu’elle a œuvré dans cette situation-là et lui montrer effectivement les capacités et les compétences qu’elle a pu utiliser et vraiment les mettre en avant et renforcer ses compétences. Katia : Est-ce que tu as un exemple à nous donner sur comment est-ce que tu mets en application tes casquettes de facilitatrice et de coach ? Et peux-tu nous dire auprès de quel public est-ce que tu interviens ? Fanny : En ce moment, j’interviens dans un établissement scolaire auprès d’adolescents, des élèves de quatrième et troisième. J’ai également accompagné des enseignants. Je les fais travailler sur leurs compétences psychosociales, c’est à dire comprendre leurs compétences cognitives, émotionnelles et sociales. Durant toute l’année scolaire, j’accompagne sur des thématiques comme le bonheur, la confiance en soi, l’émotion. Comment je ressens ? Que dit mon émotion ? Quel est le besoin qui s’exprime derrière ? Je les aide à découvrir l’autre, comment il comprend par rapport à une situation donnée. Qu’est ce qui fait qu’une personne va réagir de façon différente par rapport à moi ? Je m’appuie sur des outils d’expression de ses émotions, d’expression aussi corporelle à travers la méditation, le yoga du rire. Je m’autorise une certaine liberté. Je suis beaucoup dans l’observation de ce qui se passe, ce qui se dit derrière les mots de ce qui se révèle à travers le corps. Je viens toujours avec ma mallette d’objets et d’outils. Je me laisse inspirer et j’adapte mon accompagnement en fonction. Katia : Comment est-ce qu’ils te reçoivent et t’accueillent tous ces jeunes que tu accompagnes avec ta mallette (yoga du rire, etc.) ? Fanny : C’est particulier parce que c’est un âge où le regard de l’autre est très important et que là on est dans le collectif. Donc au début, il y a un petit peu de pudeur, de suspicions. Je reconnais que j’ai une capacité à embarquer les jeunes assez facilement. Je pense que je réveille l’adolescente qui est en moi et qui va les rencontrer, ces jeunes ados, en tout cas ces jeunes adultes en pleine construction. Très vite, je les amène à décomplexer et je joue avec eux. Et je crois que si c’est ça le rôle de facilitatrice, c’est que je ne suis ni au-dessus, ni en-dessous. Je suis avec eux et à côté d’eux.
Christel Dubrulle – Coach en développement

Christel Dubrulle, coach en développement organisationnel et personnel Publié le 7 juillet 2023 par Katia Crabé Temps de lecture : 40 min Présentation de Christel Dubrulle Katia : Qui a dit qu’il n’était pas possible de conjuguer bonheur de vivre et réussite. Pas mon invité du jour, en tout cas. Christel Dubrulle est coach. Ce n’est pas une coach comme les autres. Parce qu’après l’obtention d’un doctorat en sciences de gestion, vingt-cinq années à enseigner la finance en entreprise à l’université en tant que maître de conférences, elle est devenue coach Success et Happiness. Son créneau ? Ne pas se prendre au sérieux, jouer sa vie, être dans la joie. Formée en ludopédagogie et en psychologie positive, elle accompagne ses clients au changement grâce à une approche énergisante, ludique et intuitive. Sans oublier que le jeu, c’est sérieux. Et c’est parce qu’elle a elle-même vécu une grande période de transformation qui a bouleversé sa vie et expérimenté ces outils, qu’elle a voulu faire profiter aux autres de la puissance de cette approche à laquelle elle s’est formée. Je vous laisse découvrir son interview enregistrée en toute intimité. Interview de Christel Dubrulle Katia : Bonjour Christel, comment vas-tu ? Christel : Écoute très bien. Ravie de te rencontrer aujourd’hui et d’être avec toi pour cette interview sur les acteurs du nouveau monde. Le Nouveau Monde selon Christel Dubrulle Katia : Qui sont les acteurs du nouveau monde pour toi ? Christel : Derrière ce terme, j’imagine une grande catégorie de la population d’aujourd’hui : des humains qui se mettent en mouvement pour se reconnecter à qui ils sont vraiment, être alignés avec leur vraie valeur, leurs besoins profonds, et qui offrent aussi, leur métier, ce qu’ils savent faire, leurs compétences au monde, d’une manière générale, pour apporter du changement. On peut y reconnaître aussi bien les accompagnants, en termes de bien-être, de soins, les thérapeutes, mais aussi les personnes qui travaillent autour de l’art qui amènent le regard à se poser sur certaines choses, à changer qui ont un effet miroir sur la personne. On peut y voir des écrivains du nouveau monde, c’est-à-dire que l’information, la transformation, le changement va passer par la lecture, par les mots. Ça peut aussi passer par l’image. Alors, je crois qu’il n’y a pas d’exhaustivité, il n’y a pas de liste à fournir. Ce que ça réveille en moi, c’est le changement et en quoi certaines personnes aujourd’hui, à travers leur métier, leurs professions, leurs dons, leurs compétences peuvent amener une transformation, un changement chez l’être humain. Katia : En quoi est-ce que tu penses pouvoir participer à ce changement de l’être humain et du monde qui l’environne ? Christel : En toute humilité, je l’ai vécu très fort il y a quelques années. Katia : Une espèce d’arrêt sur images sur ma vie personnelle et professionnelle, où j’ai compris que je devais faire bouger les lignes. Ce changement, je l’ai d’abord vécu de l’intérieur, je l’ai choisi pour moi-même. On va, je pense, être amené à parler de tout ça par la suite. J’ai à cœur de pouvoir partager l’expérience que j’avais vécue avec d’autres et d’essayer aussi de les accompagner tout doucement à changer et aller vers un mieux-être, vers une nouvelle version d’eux-mêmes. Plus alignés, plus en accord, plus en harmonie avec qui ils sont, et pas forcément rester dans le personnage, dans ce que l’environnement, la société, les fréquentations peuvent imprégner en nous ou nous imposer par moment. Donc, cette notion de changement, pour moi, elle est essentielle. Le nouveau monde, c’est le changement. Katia : Est-ce que tu nous racontes dès maintenant le changement que tu as vécu ? Où tu veux te présenter un petit peu à nous, nous dire en quelques mots qui tu es ? Christel : Je peux me présenter. Je pense que ça peut être un bon début. Donc je suis Christel. Aujourd’hui, je suis coach en développement personnel et organisationnel. J’accompagne les particuliers comme les professionnels comme les entreprises puisque je travaille aussi bien en individuel qu’en collectif. Le changement a été d’amener plus de légèreté, plus de joie, plus d’engagement et de liberté dans la vie que je menais. À l’époque, je me sentais enfermée par plein de choses, contingentée. Ce changement, je le vis il y a peu près quatre, cinq ans. Plus rien ne vibre en moi sur le plan personnel et professionnel. Je suis presque comme arrêtée dans un élan. Perte de motivation, perte de sens, perte de repères. Je sens que le moyen de dépasser cet état léthargique, puisque c’est vraiment ce que je vis à ce moment-là, c’est d’apporter un changement essentiel et profond à ma vie. Et ça commence d’abord, par un accompagnement physique, parce que le changement je le vois à plusieurs niveaux physique, mental, intellectuel, de l’esprit, mais je sens que je ne peux pas aborder ce changement à tous les niveaux en même temps. Donc, cette transformation, je la vis d’abord à travers une pratique. Je commence pour la première fois -je n’en ai jamais fait à pratiquer le yoga. Ça me prend un peu comme une envie d’aller manger des fraises quand on est enceinte, un matin. Et c’est vraiment ce qui se passe. Je me réveille un matin en disant : j’ai besoin de prendre soin de mon corps mais différemment. J’ai besoin de pratiquer autre chose qu’un sport d’endurance. Un sport qui va m’amener à me reconnecter à moi-même. Je commence donc à pratiquer le Kundalini yoga. C’est une pratique du yoga un peu particulière qui amène à une introspection, à travers le corps, qui fait vivre des choses assez profondes. Et le premier changement, c’est celui-là. C’est que je redécouvre dans sa matérialité un corps que j’avais oublié parce que submergée, dépassée par le temps par mes obligations de maman, d’enseignante engagée, de directrice engagée. Plusieurs métiers, plusieurs fonctions. Tout commençait à se mélanger. Et créait beaucoup d’inconfort en moi. D’abord des changements physiques. Cette pratique dure cinq ans. Elle m’apporte énormément d’apaisement, beaucoup de confrontation avec moi-même et avec l’extérieur,
William Larqué – Fondateur de l’association Artistes en Herm

William Larqué, auteur parolier et fondateur de l’association Artistes en Herm Le 07 juillet 2023, par Katia Crabé Temps de lecture : 23 min Présentation de William LarquéInterview de William LarquéLe Nouveau Monde selon William LarquéLe portrait chinois de William Larqué Présentation de William Larqué Aujourd’hui (le 31 mai 2023), je reçois William Larqué. Il est auteur, parolier et membre du groupe Alios. Il est également le fondateur de l’association Artistes en Herm et en est le responsable artistique. William se présente comme un poète. Il met au service des autres sa passion pour la musique et des mots qu’il manie avec aisance et avec beaucoup d’humour. Il me reçoit chez lui, au Petit Comte, au milieu des pins et dans un endroit particulier et je vous invite à vous immiscer dans notre conversation. Interview de William Larqué Katia : Bonjour William, je te remercie de participer à « Aujourd’hui, écrivons demain ». Est-ce que tu peux nous dire dans quel endroit est-ce que nous sommes en ce moment ? William : Nous sommes dans un zome. Katia : Qu’est-ce qu’un zome pour ceux qui nous écoutent et qui ne connaîtraient pas ce lieu ? William : Le zome est une construction en bois qui a la particularité d’être construite sur la base d’un octogone. Il y a huit côtés. Il en existe à plusieurs côtés, de cinq à douze, je crois. Celui-ci a huit côtés, huit faces. C’est une structure charpentée qui s’élève sur cette base et se rejoint au niveau d’une rosace, qui est vitrée et donne une superbe lumière. Katia : Comment t’est-il venu l’idée de construire ce lieu ? William : Alors quand je suis arrivé dans les Landes, j’avais l’idée de faire un gîte insolite. Donc j’ai cherché des habitats qui soient hors du commun. Nous avons déjà implanté une roulotte dans l’airial. L’airial est un endroit au milieu de la forêt des Landes, une sorte de clairière dans laquelle il y a des chênes et une habitation. Ma maison est une ancienne maison de gemmeurs, de résiniers c’est-à-dire les personnes qui saignaient les pins pour en récolter la résine. Ils n’étaient pas forcément résignés. C’est pourquoi, je préfère le terme de gemmeurs. Katia : Pour ne pas qu’il y ait de confusion ! William : L’idée effectivement était de créer un endroit particulier. C’est le mot que tu as utilisé. Katia : Tu parles de logement insolite. Peut-on dormir dans ce zome ? William :La roulotte est réservée au gîte. On a d’ailleurs une activité de gîte avec cette roulotte-là. Et le zome est réservé aux activités de l’association Artistes en Herm. Katia : Est-ce que tu peux nous présenter ton association ? William : L’objet d’Artistes en Herm est d’animer le lieu en créant des chansons et en ayant des activités de bien-être et de développement personnel qui tournent en principe autour de la voix et du son. Katia : Est-ce que tu veux bien nous expliquer plus en détails ce que tu y proposes concrètement ? William : Alors pour ce qui est de la voix, nous avons proposé des ateliers de coaching vocal. Nous animons aussi un atelier d’écriture de chansons avec le groupe Alios. J’y anime des ateliers d’écriture plus traditionnels, plutôt ludiques suivant ma personnalité que j’ai appelés « Domptez les amis mots ». Pour ce qui est du développement personnel du bien-être, nous avons des activités de coaching vocal, je l’ai dit, de voyage ou de bain sonore le plus souvent. Ce qui marche bien vu la configuration des lieux. Katia : Comment t’est venue l’idée de créer cette association ? William : J’avais envie de faire vivre cet endroit parce que je m’y sentais bien. Je trouve que c’est un endroit propice à la créativité et au bien-être. On se sent bien au milieu des chênes. Ici, c’est paisible, tranquille. On est dans un petit village, loin du bourg. C’est calme et serein. J’avais envie de le partager tout en m’orientant vers cette activité qui me parle aussi, l’écriture ou le bien-être à travers le son de la musique et la voix. Katia : Tu es auteur parolier. Donc les mots, la musique, ça te parle. Tout tourne autour de ça finalement. William : Ça a été l’élément déclencheur. Je me suis dit qu’en arrivant ici j’essaierais de vivre de ma passion qui me suit depuis longtemps. J’ai bricolé entre guillemets. J’ai eu des groupes. J’ai participé à des ateliers d’écriture, mais j’ai toujours fait ça en amateur. Là, j’avais envie de me lancer professionnellement, entre guillemets et d’avancer vraiment avec ma passion. Katia : Depuis combien de temps est-ce que ton association existe ? William : L’association a deux ans et demi maintenant. Katia : Et pourquoi Artistes en Herm ? William : Au début, j’ai cherché à faire un jeu de mots avec le zome et je n’y arrivais pas. La filleule de Gilles, mon mari m’a dit un jour, Artistes en Herm, ce serait bien. Ce n’est pas moi qui l’ai trouvé mais j’ai jugé la formule très sympathique. Je l’ai adoptée avec l’autorisation de Marion. Katia : Une petite pensée pour Marion si elle nous écoute. Est-ce que tu peux nous parler de la raison d’être de ton association ? Le pourquoi ? William : C’est une question qui est ancrée profondément en moi. En fait, je ne sais pas si je l’ai véritablement formulée. J’avais ce désir qui se rapproche de ce qu’on pouvait avoir comme valeur, d’être dans le partage, l’échange, la création et la créativité. C’est quelque chose qui me porte depuis longtemps et j’avais envie de créer un lieu où ça pourrait être partagé. Katia : Est-ce que tu avais d’autres expériences de lieux comme celui-là qui ont pu t’inspirer et te permettre de créer le tien ? William : Pas vraiment. C’est vraiment en revenant ici parce que c’est une maison quand même qu’on avait depuis un petit moment. Ça a été de l’ordre du ressenti. Je me sentais tellement bien dans cet endroit. D’ailleurs, j’ai encore aujourd’hui du mal à le quitte. Je m’auto-confine presque. Mais on a eu l’expérience des années passées, nous y reviendrons peut-être. C’est vraiment ce que je ressentais
Comprendre Le Why De Mon Podcast Aujourd’hui, écrivons demain

Comprendre Le Why De Mon Podcast Aujourd’hui, écrivons demain : L’Episode 0 Afin que vous puissiez comprendre et saisir la raison d’être de mon podcast, comment j’en suis venue à me lancer dans ce média audio, je vous partage la retranscription intégrale de l’épisode 0.Bonne lecture ! Bonjour à vous qui découvrez ce podcast. Je vous souhaite la bienvenue sur « Aujourd’hui, écrivons demain ». Le podcast qui met en lumière les Acteurs du Nouveau Monde et favorise l’éveil des consciences. Tous les 15 jours je vous propose de découvrir comment des humains engagés et conscients participent aujourd’hui à la construction du monde de demain, le Nouveau Monde. Ils ne sont pas loin de chez vous. Peut-être les connaissez-vous déjà ou en faites-vous partie. Leur point commun ? Ils aspirent à un monde plus juste et plus respectueux du vivant. Ils se préoccupent des humains, des animaux et de l’environnement dans lequel ils évoluent et favorisent leur mieux être. Animés par des valeurs humanistes et spirituelles, ils mettent leur sensibilité, intuition, et talent à leur service. Ils sont le changement que l’on veut voir dans le monde. Et tels des colibris, ils apportent leur pierre à l’édifice. Chaque épisode révèlera l’un d’entre eux pour que vous puissiez : En toute authenticité et humilité. Peut-être aurez-vous l’occasion de les rencontrer à votre tour. Ou aurez-vous envie d’aller à leur rencontre. Mais avant de vous faire écouter le premier épisode d’une longue série je l’espère, je vais prendre le temps de me présenter à vous et de vous raconter la genèse de ce projet, pour poser le décor de ce podcast qui me tient vraiment à cœur. Je m’appelle Katia, je vis dans le sud des Landes. Je suis créatrice de contenus. Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui. Mais pour être franche, je suis à la fois dans la joie et dans l’anxiété. Cela fait des mois que j’imagine ce podcast, y pense, y réfléchit, en parle, le peaufine. Des mois qu’il mijote dans ma tête et dans mon cœur et que je le prépare. Je me lance enfin, parce que je sens que c’est le bon moment pour le faire. Comme si les planètes étaient alignées ! En tout cas, un certain nombre de synchronicités m’invitent à me jeter à l’eau. Pour que vous compreniez le pourquoi, la raison d’être de ce podcast, je vais vous raconter une petite histoire. Il y a un peu moins de 2 ans, j’ai vécu une expérience que je qualifierais de traumatique. Ma vie a littéralement basculé en septembre 2021. Il y a un avant et un après. Mais comme dit l’adage « c’était un mal pour un bien ». Et puis, je ne serai pas là en train de vous parler, ni vous en train de m’écouter. Cette expérience a été un accélérateur de connaissance de soi, un déclencheur. Je me suis révélée à moi-même. En ça, je remercie la vie. En effet, j’ai revu mes essentiels, mes valeurs, mes aspirations, ce qui était important pour moi sur le plan personnel et professionnel. J’ai tout remis en question. Grâce à cela, j’ai pu répondre à 2 questions : Je ne sais pas si vous avez entendu parler des « soignants suspendus » mais j’en ai fait partie. Pendant 20 mois, j’ai eu un fil à la patte. Jusqu’en mai dernier où je m’en suis libérée en démissionnant de mon dernier poste de psychologue. Parce qu’avant d’être créatrice de contenus, j’ai exercé pendant 17 ans la profession de psychologue. Spécialisée en gériatrie et en soins palliatifs, j’ai travaillé au sein de différentes structures (EHPAD, Soins Pal, SSR, Unité Alzheimer, foyer de vie …) jusqu’à être interdite de pouvoir exercer mon métier de cœur le 15 sept 21 pour une durée indéterminée. Je vous explique. Je travaillais à l’époque au sein de 2 structures. Comme je n’ai pas voulu me soumettre à la loi du 5 août 2021 qui contraignait les psychologues, comme bien d’autres professions, à se faire vacciner contre la covid-19 pour pouvoir continuer à travailler, j’ai été suspendue de mes fonctions au 15 sept 21. Doublement suspendue, une double peine. Du jour au lendemain, je n’ai plus pu rentrer dans les établissements où j’intervenais et n’ai pu dire aurevoir à mes collègues, aux résidents et aux familles que j’accompagnais. J’étais devenue une persona non grata. Je n’avais pas le droit de franchir le grillage ou de me rendre sur le parking. Et tant que je ne me soumettais pas aux directives de cette loi (schéma vaccinal complet, certificat de rétablissement après infection par Covid, contre-indications), je restais suspendue. Sans salaire, sans pouvoir travailler ailleurs en tant que psychologue, sans cotiser pour ma retraite, sans bénéficier d’un accompagnement spécifique par rapport à cette situation inédite et inhumaine. Pas de chance pour moi, je n’avais aucune contre-indication médicale et comme je n’ai jamais voulu me soumettre aux injonctions qui m’étaient faites, je n’ai plus pu reprendre mon travail. Les mois passant, ne voyant pas comment il pouvait être possible de travailler à nouveau en tant que psychologue, il m’a fallu me rendre à l’évidence et réfléchir à une reconversion. C’était au printemps 2022. Je ne savais pas combien de temps cette histoire allait durer. Et puis, pour être honnête, je ne le souhaitais plus. J’avais terriblement souffert de ce que j’avais vécu en tant que professionnel, au sein des établissements où je travaillais depuis mars 2020, et en tant que famille au sein de l’EHPAD où vivait ma grand-mère. J’ai assisté impuissante à une déshumanisation sans nom des relations : fermeture des établissements, interdiction des visites quand elles n’étaient pas sous surveillance, à un parloir, isolement des résidents, distanciation sociale, mesures sanitaires maltraitantes, pertes de sens, incohérences, absurdités au nom du bien… les résidents ne sont pas morts du covid mais de chagrin et de tristesse, de syndrome de glissement. Je me suis dit, plus jamais ça. Si je vous raconte cela c’est pour vous éclairer sur ce qui m’anime et motive désormais. A ce jour, je ne fais plus partie des soignants