Jessica Aulnois, fondatrice du mouvement #OPTC
Publié le 22 avril 2024, par Katia Crabé
Temps de lecture : moins de 50 min
Présentation de Jessica Aulnois, créatrice du mouvement OPTC
Interview de Jessica Aulnois
Le Nouveau Monde selon Jessica Aulnois
Le portrait chinois de Jessica Aulnois

Présentation de Jessica Aulnois, créatrice du mouvement OPTC
C’est avec joie que je reçois entre deux avions Jessica Aulnois. L’on s’est rencontrées grâce à un défi organisé sur les réseaux qui prônait la sororité. Jessica a de l’énergie à revendre et n’a pas la langue dans sa poche. Elle est la créatrice d’On n’est pas sur Terre pour en chier, une conférence où elle nous dévoile en toute intimité son chemin de la connaissance de soi. Elle est également à l’initiative de la tribu des Inspir’Actrices, une communauté de femmes où chacune peut devenir l’héroïne de sa vie en racontant à son tour son histoire sur scène. Jessica a cette particularité de rêver d’un monde peuplé de gens détendus du bulbe. Elle a l’art de bousculer les codes pour que l’on kiffe notre vie, parce que selon elle, rien n’est facile dans la vie mais tout est possible. Vous ne serez plus les mêmes à la fin de notre interview, je vous le garantis. Je ne vous en dis pas plus, place à notre invitée haute en couleur. Installez-vous confortablement et immiscez-vous dans notre conversation. Bonne écoute.
Interview de Jessica Aulnois
Katia : Bonjour Jessica.
Jessica : Salut Katia, merci pour ton invitation.
Katia : Merci à toi d’avoir répondu présente.
Jessica : Avec joie.
Katia : Comment vas-tu ?
Jessica : Je suis un peu jetlaguée, un peu fatiguée, mais je vais très bien, toujours animée par mes projets. Ils sont tous plus kiffants les uns que les autres, donc tout va bien.
Katia : Je mentionnais en intro que tu étais entre deux avions, mais c’est tout à fait ça.
Jessica : C’est vrai, je rentre d’un voyage aux Philippines où j’ai passé un mois à la découverte des Philippines et je repars la semaine prochaine à la Réunion.
Katia : Pour tes projets professionnels ?
Jessica : Cette fois oui. Je vais à la Réunion. Faire connaître le mouvemen On n’est pas sur terre pour en chier et proposer des drôles de conf’, intégrer Sophie à la tribu des Inspir’actrices et puis rencontrer pour la plupart des femmes entrepreneurs qui sont dans la même dynamique et les mêmes envies que moi de voir un monde différent se mettre en place.
Katia : Alors on rentre direct dans le vif du sujet. C’est quoi cette histoire ? On n’est pas sur terre pour en chier, tu nous racontes ?
Jessica : Alors On n’est pas sur terre pour en chier, à la base c’est ma philosophie de vie. En fait, j’ai découvert le développement personnel il y a une dizaine d’années. J’ai 41 ans, j’ai fait ma crise de la quarantaine à 30 ans. Et donc pendant ma crise existentielle, j’ai découvert le développement personnel. Et je suis notamment tombée sur un livre qui s’appelle Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir raté ses études d’Olivier Roland. Où j’ai découvert en fait qu’il y avait plein de gens qui vivaient autrement, qui étaient très heureux et qui en fait allaient à contre-courant un peu de la vie telle que je la vivais à ce moment-là. En fait en lisant ce livre, j’ai compris. Ce qui m’est venu, c’est de me dire mais en fait c’est pas possible que l’univers nous balance sur terre en moyenne 85 ans pour nous faire chier. Je comprends pas le concept et je ne suis pas d’accord avec ce concept surtout. Et donc ce qui est venu, c’est on n’est pas sur terre pour en chier. Et donc j’en ai fait un peu ma philosophie de vie, c’est-à-dire que si ça me fait chier dans ma vie, je fais en sorte de ne plus le faire en fait. Et donc à la base c’était juste ma nouvelle vision de la vie, en tout cas celle que moi j’avais envie. Et donc quand je racontais ça bien évidemment à cette époque-là, je n’étais pas du tout entourée de gens qui étaient dans cet état d’esprit-là. Donc on me répondait si la vie elle est dure, c’est comme ça, il faut travailler. Il faut gagner beaucoup d’argent, il faut payer des impôts et machin, enfin que des trucs hyper réjouissants. Et moi je me disais putain mais non, mais moi j’ai pas envie de ça en fait. Ça ne m’intéresse pas la course à l’argent, à la belle maison, à toujours plus, à avoir la dernière montre, la dernière voiture, le machin. Et moi j’étais complètement décalée, du coup je me sentais un peu extraterrestre à ce moment-là avec cette vision-là. Mais je la ressentais tellement profondément à l’intérieur de moi. Qu’en fait elle ne m’a plus quittée. Et de nombreuses années après, donc il y a eu tout un cheminement sur lequel on reviendra peut-être. Mais en 2019, je me suis retrouvée à faire ma première drôle de conf. Et naturellement, le titre était tout trouvé. Et donc la conf s’appelle « On n’est pas sur terre pour en chier ». Donc cette drôle de conf, c’est mon histoire en gros. Je raconte pendant une heure et demie. Mes débuts dans le développement personnel. Je raconte mon histoire, les trains que j’ai pris dans la tronche et surtout les clés que j’en ai retirées qui font qu’aujourd’hui, je crée chaque jour un peu plus ma vie idéale et je m’éclate. Et du coup, c’est en train de devenir un mouvement. Parce que, tu l’as dit en intro, mon rêve à moi, c’est de vivre dans un monde peuplé de gens détendus du bulbe avec qui on se marre. Avec qui, en fait, on passe des joyeux moments. Avec qui, c’est cool quand on se rencontre. Et ce n’est pas ressasser toujours les trucs qui ne vont pas, les problèmes, ce qui se passe dans le monde de catastrophique. OK, il ne faut pas l’ignorer. Il faut aussi pouvoir parler quand ça ne va pas, etc. Je suis complètement d’accord. Mais par contre, moi, ce que j’ai expérimenté, c’est de vivre une vie beaucoup plus positive, beaucoup plus joyeuse. Et ça marche quand même vachement mieux. C’est plus agréable. Donc, du coup, mon objectif, c’est de montrer qu’en fait, tout est possible, qu’on peut, si notre vie ne nous convient pas, en changer. Et donc, en fait, on est plein à avoir ce déclic. À un moment donné, accepter de tout bazarder dans nos vies pour repartir sur des nouvelles bases qui nous correspondent, en fait. Et c’est ce qui va faire qu’on sera détendu du bulbe dans notre vie et donc beaucoup plus joyeux. Et vivre des vies beaucoup plus kiffantes. Et ça, plus on va être nombreux à vivre comme ça, et plus on va embarquer le monde avec nous. Et mon objectif, c’est quand même de créer la plus grande communauté de gens détendus du bulbe au monde. Donc, j’ai un petit peu de boulot, là. Mais c’est un joyeux boulot.
Katia : On pourrait te dire que c’est utopiste ?
Jessica : Complètement. Oui, oui, forcément. On me le dit, d’ailleurs. On me le dit, mais ce n’est pas possible. Mais en fait, moi, il y a dix ans, jamais je n’aurais cru possible de vivre la vie que je vis aujourd’hui. Et la plupart des gens qui vivent des vies kiffantes n’ont pas commencé par là. Ils n’ont pas toujours vécu des vies kiffantes. Moi, je dis des fois un petit peu grossièrement, je ne suis pas sortie de la chatte de ma mère sur un arc-en-ciel, et on ne m’a pas jeté des paillettes à la gueule. Loin de là. Mais c’est tout ce qui m’est arrivé dans mon histoire qui m’a fait vivre la vie que je vis aujourd’hui. Et qui m’a suffisamment donné envie de créer ma vie idéale et tout ce que je fais aujourd’hui. Donc, c’est utile, toutes les expériences qu’on traverse. Mais à un moment donné, on peut faire le choix de vivre autre chose autrement. Et donc, effectivement, quand je dis que je veux créer la plus grande communauté de gens des temps du bulbe au monde, que moi, je veux marrer, je veux que les gens se marrent, je veux propager de la joie et kiffer chaque moment de ma vie, forcément, on me dit « Non, mais ce n’est pas possible, ma grande. » Parce qu’on a été élevés comme ça, c’est inculqué dans nos sociétés, dans comment on fonctionne, que ça ne peut pas toujours… Et bien évidemment que ma vie, elle n’est pas tout le temps hyper funky. J’ai aussi des moments de down, j’ai aussi des moments où c’est la merde dans ma vie parce que je dois me réinitialiser tout le temps, etc. Et c’est OK. Mais par contre, le but de ma vie, il est clair et il est cool et il est funky. Donc forcément qu’à partir du moment où on met du funky dans notre vie, on attire des personnes qui nous ressemblent, etc. Au début, je vous disais que j’étais une extraterrestre. Aujourd’hui, c’est quand je croise des gens qui ne sont pas comme moi, je me dis « Oh merde, il y en a encore ! » Et du coup, ça me redonne l’élan de me dire « C’est chouette, parce que tout ce que je mets en place aujourd’hui, c’est pour justement accompagner ces personnes-là dans la réalisation de leurs rêves. » Et moi, je crois, et là, c’est peut-être carrément utopiste, mais moi, je crois en une société où on serait tous indépendants à faire ce qui nous fait kiffer et partenaires les uns des autres. Avec de la co-création, on parlait de sororité tout à l’heure, mais ça va au-delà parce que la sororité, c’est plus entre nanas. Mais en fait, si on est tous bien dans nos pompes, si on fait tous des choses qui nous font kiffer dans notre vie, la vie serait tellement, tellement différente. Donc oui, c’est peut-être utopiste. Oui, peut-être que je ne verrai pas le résultat de tout ça dans cette vie-là, mais je m’en fous en fait, parce que moi, c’est ce qui me fait kiffer et je vois que ça fait kiffer tous les gens que je rencontre et c’est ça qui est important. Le reste, est-ce que c’est quand on plante un arbre, est-ce qu’on sait s’il va vivre 300 ans ou pas ? Non, mais on le fait quand même.
Katia : Oui, c’est un projet qui est bien plus grand, en fait. Toi, tu es là pour initier quelque chose ?
Jessica : Mais oui, mais oui. Et d’ailleurs, quand j’ai eu cette idée farfelue de créer cette communauté, je me suis dit mais non, mais tu ne peux pas faire ça, ce n’est pas sérieux quand même et tout. J’ai eu aussi les petits démons qui m’ont ramené au fait de non, mais tu ne peux pas gagner ta vie avec des choses comme ça. Et en fait, carrément, parce que je me rends compte que plus je vais dans ma connerie, plus je m’assume, plus je me montre telle que je suis, plus les gens y kiffent. Et de quoi ils ont besoin et envie, les gens, aujourd’hui ? Ils ont besoin de légèreté, ils ont besoin de joie, ils ont besoin de se marrer, ils ont besoin de cohésion, de partage, d’authenticité, de vérité. Et c’est tout ce que j’incarne du mieux que je peux en étant chaque jour un peu plus moi-même. Et ça suffit, en fait. Après, jusqu’où ça ira, je n’en sais rien. Et en fait, je m’en fous. Ce n’est pas l’important. Ce qui est important, c’est aujourd’hui. Qu’est-ce que je fais pour moi ? Qu’est-ce que je fais pour mon fils ? Et qu’est-ce que je fais pour le monde ? Aujourd’hui, c’est ça.
Katia : Par quoi est-ce que tu es passée pour arriver à ça aujourd’hui ? Parce que tu n’es pas née, comme tu as dit, avec une vie de paillettes et une joie de vivre et une insouciance.
Jessica : Ah ben, j’ai vécu plusieurs années plein d’aventures. Et c’est d’ailleurs tout ce que je raconte dans ma drôle de conf parce qu’en fait, j’ai commencé à faire cette drôle de conf quand je crois que je suis arrivée à un moment donné où j’en avais marre pour qu’on me dise « ouais, mais toi, tu as de la chance, ta vie, elle est cool ». Mais non, en fait. Et je disais toujours « mais non, assieds-toi cinq minutes, je vais te raconter des bribes de mon histoire et on va voir si j’ai eu de la chance ». Parce qu’en fait, il n’y a personne qui a de la chance. Et toutes on a traversé des épisodes plus ou moins compliqués dans nos vies. Et en plus, ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’un épisode traumatique pour moi ne le sera peut-être pas pour toi. Des fois, il y a des gens qui me disent « mais moi, comparé à toi, je n’ai rien vécu ». Mais moi, comparé à plein de gens, je n’ai rien vécu non plus, en fait. Par contre, moi, ça m’a fait du mal. Moi, ça m’a fait souffrir. Moi, ça m’a amené à voir ces prises de conscience et ces décisions. C’est ça qui est important. C’est notre cheminement personnel, en fait. Et donc, qu’est-ce que j’ai vécu ? J’ai vécu des gringolades professionnelles de mes parents avec des huissiers qui nous chassent de notre maison. J’ai vécu du viol conjugal, de l’enfermement psychologique. J’ai vécu avec un ex-toxico qui sortait de prison. Enfin, j’ai vécu plein de trucs merdiques, en fait. Donc là, les gens, souvent, me regardent et me disent « Ah ouais, mais t’as toujours le sourire, t’es toujours machin. » Parce qu’en fait, ça n’empêche pas. C’est-à-dire qu’à un moment donné, effectivement, ça demande un travail sur soi, de libération, d’acceptation, de pardon, etc. Mais tout ça, je l’ai fait accompagnée de thérapeutes. Pendant un certain nombre d’années, j’ai essayé plein de techniques pour aller mieux. Et aller à la découverte de qui je suis profondément. C’est-à-dire que moi, j’ai l’impression de m’être découverte il y a quelques années. Et encore, je pense que je me connais à l’instant T, mais je ne suis pas au bout de mes surprises de tout ce que je pourrais encore découvrir. Mais j’ai vécu plein de trucs, oui, plein de trucs pourris, comme tout le monde. Quand je fais des drôles de conf, souvent, les nanas viennent me voir, me prennent dans les bras, et me disent « Oh, merci, Jessica. Tu réouvres tout le champ des possibles en me racontant ça, en fait. Parce que moi aussi, j’ai vécu ça, moi aussi, j’ai vécu ça. Ah, ben ça, ça m’a rappelé ça. Et en fait, j’avais l’impression que tu racontais ma vie. » Mais parce qu’en fait, tout ce que moi, j’ai vécu, il y a plein d’autres personnes qui l’ont vécu. Alors, effectivement, ça résonne beaucoup plus avec les femmes. Je raconte aussi mon parcours de chef d’entreprise, puisque je suis à mon compte depuis quasiment toujours, depuis une quinzaine d’années. Et en fait, j’ai toujours plus ou moins travaillé pour moi. Au début, j’ai travaillé pour moi, mais avec les codes de la société, avec « il faut travailler du lundi au vendredi, de 8h à 18h », tandis que j’étais ma propre patronne. Enfin, plein de trucs comme ça. Et en fait, mon objectif, c’est de se déconditionner, clairement. C’est de casser, en fait, toutes ces croyances et toutes ces pensées limitantes et ces fonctionnements qui sont nocifs pour nous.
Katia : À quel moment, justement, est-ce que tu as pris la décision de monter sur scène pour te raconter à travers cette conférence ? Quel a été quoi le déclic ?
Jessica : Je n’ai pas vraiment décidé. En fait, à un moment donné, j’ai eu une première société que j’ai rachetée, qui était une société de bijoux fantaisie qui ne me plaisait pas du tout. Et donc, j’ai arrêté assez vite. J’ai enchaîné avec un concept que j’ai créé de A à Z, de chéquier de réduction pour découvrir des restos et des loisirs à moitié prix sur le Narbonnais, puisque moi, je suis de Narbonne. Enfin, j’habite dans la région narbonnaise. Et quand je suis tombée enceinte, j’ai vendu cette société sans l’avoir mise en vente quand même. Petit coup de magie, là, pour le coup. Et donc, j’avais déjà commencé à rencontrer le monde du développement personnel à ce moment-là. Et donc, j’ai arrêté mon activité. Et après, donc, je me suis demandé, OK, maintenant, je vais avoir un enfant, etc. J’ai revu ma vision d’une activité professionnelle, comment j’avais envie de travailler, etc. J’avais déjà lu Olivier Roland. Et donc, je n’avais pas du tout envie de repartir sur un schéma classique. Et donc, je me suis dit, qu’est-ce que je pourrais bien faire ? Et donc, à ce moment-là, ma première idée, ça a été d’aller dans des entreprises pour créer des postes de chef happiness officer. En fait, j’avais découvert que dans les pays anglo-saxons, notamment, ils avaient créé des postes de chef happiness officer pour apporter de la joie dans les entreprises. Ce qui est hyper important pour moi, c’est que, ben voilà, moi, j’ai besoin de me marrer. J’ai besoin que les gens se marrent. J’ai besoin d’être entouré de gens avec qui on fait des conneries et on rigole, plutôt que des gens qui font la gueule et voilà. Et donc, pour moi, la solution, c’était déjà dans les entreprises, de remettre de la joie dans les entreprises parce qu’on y passe quand même un certain nombre d’heures dans notre journée. Et en général, quand on s’est fait chier toute la journée dans notre entreprise, quand on rentre chez nous, on fait chier notre famille parce que, ben, ça va pas, machin, il m’a fait ci, mon chef, il me fait chier, machin, bidule. Et donc, je me suis dit, la base, c’est l’entreprise. Fais ce truc-là, va dans les entreprises, explique-leur, en fait, l’importance d’avoir des salariés heureux et qu’ils auraient tout à gagner, en fait, de mettre de l’argent dans un poste comme ça parce que derrière, ben, c’est moins de maladies, c’est moins de burn-out, c’est moins de turnover, c’est moins de formation, c’est moins d’absence, c’est plus d’implication. C’est une meilleure créativité, etc. Sauf que là, je me suis dit, non, mais cocotte, tu te lances encore dans un truc hyper, ah mince, comment on dit, trop en avance, avant-gardiste, trop avant-gardiste, ça va être la merde, les gens, ils ne sont pas prêts à comprendre ça et à injecter de l’argent dans leur structure pour ça et voilà. Et donc, du coup, je me suis dit, bon, je laisse tomber et donc, là, je me suis dit, ben, en fait, je vais accompagner les femmes à créer une entreprise, une activité qui leur ressemble et qui s’adapte à leur vie, ce que moi, j’ai toujours fait pour moi et on me disait toujours, mais toi, tu as de la chance, ton job, il est cool. Et en fait, je me dis, mais tout le monde peut le faire, sauf que peut-être que moi, ma force, c’est d’être capable de le faire toute seule et que d’autres ont besoin qu’on les prenne par la main. Et donc, je crée cette activité-là, je fais une formation pour être coach et je passe un an à créer mon activité, créer mes offres, créer mon site internet, en fait, en parallèle, je m’occupe de mon fils, je mets tout ça en place, sauf que ça ne veut pas démarrer. Ça ne veut pas démarrer, je suis quand même commerciale de base, donc, si j’ai envie de vendre des trucs, ça fait partie de mes compétences et là, en fait, je voyais bien que ça ne voulait pas. Comme j’avais déjà mis le pied dans le développement personnel, je savais qu’en fait, si ça ne voulait pas y aller, c’est qu’il y avait quelque chose qui coinçait et donc, à ce moment-là, j’ai rencontré un client. Je me suis retrouvée, en fait, à faire une conférence à Albi, invitée par un gars qui était un ancien mime professionnel, qui créait un évènement sur Albi qui s’appelait Mission Réussir. C’était trois jours d’ateliers, conférences sur le thème, donc Mission Réussir et j’ai trouvé ça tellement génial et je lui ai dit « moi, je vais venir ». Et en fait, comme je l’avais en visio, il me dit « Jessica, tu as l’air d’avoir plein de trucs à raconter, viens faire une conférence et je t’invite les trois jours ». Et là, je ne sais pas pourquoi, je lui ai dit oui. Sauf qu’après, pendant deux mois ou trois mois, je ne sais plus combien de temps ça a duré entre le moment où j’ai dit oui et le moment où ça devait arriver, je me suis foutue la rate au court bouillon parce que je détestais prendre la parole en public. Avec mon ancienne activité, quand je faisais mes lancements de chéquier, c’était horrible. Je ne supportais pas prendre le micro pour faire mes présentations devant mes clients ou mes partenaires que je connaissais. Ça a duré trois secondes et demie et puis je disais « bon allez hop, apéro », je balançais mon micro et je me barrais. Et donc là, je me suis dit « mais pourquoi tu as dit oui, quoi ? ». Et j’ai écrit ma conférence qui s’appelait « Arrêtez de subir votre vie, vivez-là ». Parce qu’en fait, c’est ce que je ressens quand je vois les gens, quand je rencontre les gens, j’ai l’impression que tout le monde, en tout cas une grosse majorité des gens, se fait chier dans sa vie, que ça soit dans son job, que ça soit dans son couple, que ça soit avec sa famille. En fait, j’ai l’impression que les gens se font chier et trouvent ça normal. Et comme moi, j’ai décrété qu’on n’était pas sur terre pour en chier et que visiblement ça peut fonctionner, je me suis dit « putain mais oui ». Et donc, j’ai écrit cette conférence, elle a duré 20 minutes, il y avait très peu de personnes parce qu’ils m’avaient fait passer le vendredi après-midi pour ne pas me foutre trop la pression, machin. J’ai trouvé ça horrible ces 20 minutes, j’avais l’impression d’avoir un balai dans le machin et ce n’est pas trop mon délire. Donc du coup, ça ne m’a pas donné envie de refaire cette expérience-là, sauf que là, j’ai rencontré un coach qui a changé ma vie puisque j’ai discuté avec lui et juste après, j’ai pris ce coach. J’ai pris son accompagnement et en fait, j’ai fait trois mois d’accompagnement en groupe avec lui à distance et donc, on était disséminés un peu partout en France et même au-delà. Et à la fin des trois mois de ce truc, je leur ai proposé parce que je suis quand même un petit peu une gentille organisatrice, « oh, vous ne voulez pas qu’on se fasse un week-end tous ensemble, je peux l’organiser à côté de chez moi, trouver un lieu, machin et on se fait un truc sympa pour se rencontrer et on a un week-end de développement personnel quand même, enfin, de travail, de coaching, etc. » Avec le coach et tout et donc, on fait ça et en fait, pendant ce week-end, le premier exercice, c’était prenez une feuille et répondez à douze questions de coaching avec pourquoi ce projet, c’est quoi, pour qui, comment, enfin bon, un truc classique. Et moi, je suis une très mauvaise élève. Donc, bien évidemment, j’ai répondu en trois secondes un peu à l’arrache et là, mon coach m’a regardé, et j’ai senti que je devais y aller. Mais moi, je suis un chat, donc je retombe toujours sur mes pattes. Donc, du coup, je le regarde et je lui dis, oui, oui, bon. Et juste avant, il m’avait dit, j’aimerais que tu te connectes pendant ce week-end à ton cœur et à tes émotions. Et là, je lui avais répondu, c’est qui ceux-là ?
Katia : Et comment fait-on?
Jessica : Je ne les connais pas, je n’ai jamais été en connexion ni avec mon cœur, ni avec mon corps, ni avec mes émotions. J’étais complètement, mais coupée de tout ça, quoi. Et donc, il me dit ça. Et donc, le prochain exercice, c’était maintenant que vous avez tous bien répondu à vos questions, vous allez parler, vous allez raconter ça à vos camarades, n’est-ce pas, Jessica ? Ben oui, bien évidemment. Et donc, du coup, je commence, enfin, ce n’est pas moi qui commence, mais quand c’est mon tour, je dis, mon projet, c’est d’accompagner les femmes à créer une activité qui leur ressemble et qui s’adapte à leur vie. Et là, je sens à l’intérieur de moi que je m’auto-fais chier, toute seule. Et là, je me dis, ah ! Ce n’est pas bon signe. Et la deuxième question, c’était pourquoi ? Et le pourquoi, c’est parce que j’ai l’impression, avec mon regard d’enfant et d’ado, d’avoir toujours vu mes parents se faire chier dans leur vie. Mes parents, ils ont galéré. Il y avait de l’alcoolisme, il n’y avait pas du tout de communication. Enfin, c’était très compliqué. Et d’un autre côté, ça pouvait être aussi très sympa et très joyeux. Mais effectivement. Il y a eu une passe qui a été très, très compliquée. Et en tout cas, qui était très compliquée pour moi. Mais je me doute aussi pour eux. Et en fait, moi, je pense que je me suis jurée à ce moment-là que plus jamais j’avais envie, moi, de vivre ça. Je pense que c’est de là que viennent ma colère et ma tristesse. Je pense que les deux se mêlent très souvent dans ce cas-là, de voir que les gens subissent leur vie, en fait. D’un côté, ça me met en colère parce que j’ai envie de les secouer et de leur dire « Putain, mais stop ! » En fait, il y a d’autres options. Il y a d’autres possibilités. Et de l’autre côté, ça me rend triste parce que je me dis « Putain, mais la vie, ce n’est pas ça. On n’est pas là pour se faire chier toute notre vie. » C’est horrible, en fait. Et surtout que j’avais lu qu’il y avait une infirmière australienne qui avait fait un livre sur les regrets des personnes mourantes. Et le regret number one, c’est « Si j’avais su, j’aurais vécu ma vie ». Oui, d’avoir raté sa vie. D’être passée à côté de sa vie. D’être sacrifiée pour ses enfants, pour sa femme ou son mari, pour un job. En fait, cette notion de s’être sacrifiée toute sa vie pour, au final, pas grand-chose. Et ça, moi, quand j’ai lu ça, et donc là, c’est vraiment ça qui m’anime encore aujourd’hui. Tout ce que je fais aujourd’hui, c’est pour éviter ça.
Katia : C’est la raison d’être de ton projet, vraiment. C’est ce dans quoi ça s’enracine et ça prend un sens.
Jessica : Complètement. Et donc, là, je continue à dérouler toutes les questions, mais en mode totale impro, puisque je n’avais absolument rien préparé. Et donc, je suis, mais comme je suis là. C’est-à-dire que je raconte mon truc, je rebondis sur les trucs. Et à la fin, en fait, moi, je suis hyper naïve. Je regarde mes camarades et je leur dis « Ah putain, mais il manque un truc ! Et là, ils se regardent tous. Ils me regardent et ils disent « Il ne te manque rien. C’est ça que tu dois faire. » Et là, je vois les lettres de l’Olympia s’afficher. Je revois la séance. Je revois la conférence que j’avais faite avec le balai dans le cul à Albi. Et là, je leur dis : « jamais de la vie ». Quatre mois après, j’étais sur scène avec cette drôle de conf’ On n’est pas sur Terre pour en chier. Que j’ai écrite en deux fois deux heures, complètement canalisée. Ça s’est fait tout seul. Et donc, j’ai fait cette conférence devant une cinquantaine de personnes en comité off. Enfin, personne n’était au courant. C’était juste les personnes que j’avais invitées à venir participer à cette soirée qui était là. Et donc, on fait cet événement. Et là, pour la première fois de ma vie, je me sens à ma place. Je sens que c’est là. C’est ça que je dois faire. Et donc là, on est fin 2019.
Katia : Et comment tu arrives à monter sur scène alors que quatre mois avant, c’est non ? Qu’est-ce qui se passe ?
Jessica : Je ne sais pas. Je crois que c’était devenu une évidence, en fait. Tout s’est mis en place pour que ça se fasse. Ça m’arrive beaucoup maintenant, depuis cet épisode-là. En fait, tout se fait tout seul. Les bonnes rencontres, les bons moments, les trucs. Enfin, je n’en sais rien. On en a reparlé avec mon coach. Et puis, on s’est dit non, mais il faut le faire, en fait. Il faut le faire. Et donc, j’ai contacté le lieu où je faisais mes soirées de lancement à l’époque de Sortez Plus, de mon chéquier. J’appelle le gars et je lui dis, écoute, Alexandre, j’ai un projet complètement ouf. Je sais qu’il y a une salle de projection dans le domaine. Est-ce que c’est possible de faire une conf, un spectacle, là-dedans ? Comment on peut s’organiser ? Et en fait, bien évidemment, il m’a dit, mais j’adore et tout. Allez, vas-y, viens, on s’organise, on se débrouille, machin. Et donc, en fait, tout s’est fait tout seul. Parce que c’est ça, la magie de la vie. Quand on prend une décision, quand on acte quelque chose, quand on valide un truc de façon interne, selon moi, la vie, après, met tout en place pour que ça arrive. Et ça se fait naturellement. Naturellement et dans une fluidité absolue. C’est d’ailleurs pour ça que moi, je dis, on n’est pas sur terre pour en chier. Parce que ça veut dire que si on en chie, c’est qu’on n’est pas à notre place. Quand on est à notre place, quand on est, je prends souvent l’exemple des rails, quand on est sur nos rails, tout va bien. Tout se fait de façon fluide et naturelle. Par contre, comme on a toujours décidé d’être souvent un peu têtu et borné sur des choses. En fait, on va avoir tendance à sortir des rails régulièrement. Sauf que là, on a en général la vie qui nous envoie des signes et qui nous dit Non, non, remets-toi dans ton rail. » Sauf qu’on ne les écoute pas. Et donc, petit signe, petit signe, petit signe, au bout d’un moment, train dans la gueule. Mais c’est toujours pour nous ramener sur notre chemin, en fait. Et donc, quand on a compris ça, on sait que quand il y a quelque chose qui n’est pas fluide, que ça coince, que machin, peut-être que des fois, c’est juste une question de timing. Peut-être que des fois, c’est juste l’endroit dans lequel on est. Peut-être que des fois, c’est juste la personne avec qui on est. Il n’y a pas forcément besoin de tout révolutionner dans sa vie à chaque fois qu’il y a un petit couac. Mais ce sont des signes, des messages à observer. Notre corps nous parle. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus connectée à mon corps quand il y a quelque chose physiquement qui est récurrent. Il faut chercher la cause. Il ne faut pas prendre des médicaments. Parce que prendre des médicaments, ça équivaut à mettre un pansement sur la plaie. Et puis, voilà. Sauf qu’on sait très bien que si on n’enlève pas à un moment donné le pansement, ça ne sèche pas. C’est pareil. Et donc, tout ça, j’ai appris tout ça sur mon chemin. J’ai découvert énormément de choses. Je suis partie à la découverte de qui je suis réellement. Et tout ça m’a amenée, en fait, petit à petit. Il n’y a pas de recette miracle. Il n’y a pas un moment précis. Ici, c’est toutes les petites expériences de la vie, en fait. Et donc, je me retrouve à faire ce truc, ce drôle de conf. Je m’éclate. Je kiffe. Et je me dis, c’est ça que je veux faire. Et toujours accompagner les femmes. Mais l’idée, c’était, je vais faire ça. Et après, c’est un peu ce qui va me faire connaître. Et derrière, je pourrais accompagner des femmes qui ont peut-être envie de… En fait, la drôle de conf, c’est un déclencheur. Ça ouvre des portes. Ça apporte une nouvelle vision. La vie, ça inspire, ça motive. Mais après, effectivement, comment on fait ? Et donc, l’idée, c’était de pouvoir accompagner derrière. Sauf que ça ne s’est pas du tout passé comme prévu. Puisqu’un mois après cette conférence, j’ai quitté le père de mon fils, qui avait trois ans à ce moment-là. Parce que je me suis rendue compte qu’en fait, je n’étais pas dans ma vie. Et je venais de dire aux gens, on n’est pas sur Terre pour en chier. Et donc, en fait, ça m’a fait une espèce d’électrochoc. Et là, je me suis dit, mais en fait, toi non plus, tu n’es pas dans ta vie. Réellement. Pourtant, j’avais tout sur le papier. Ma vie, elle était cool. J’avais un mari franchement chouette, avec qui on avait une vie qui était plutôt sympa. On avait une belle maison, une belle piscine, un jacuzzi, des belles voitures, des beaux voyages. Tout était coché sur la liste de la vie parfaite. Sauf qu’en fait, à ce moment-là, je ne me connaissais pas. Donc, je vivais la vie que la société voulait que je vive. Mais je ne vivais pas ma vie à moi. Et petit à petit, je m’éteignais. Comme toutes les personnes qui me connaissent. Comme toutes les personnes qui font des burn-out.
Katia : Alors, en un mot, tu t’éteignais. Tu t’éteignais du verbe s’éteindre ou de se nier ?
Jessica : Je pense les deux. C’était plutôt dans le verbe s’éteindre. Mais oui, je m’étais aussi niée, je pense. Mais parce que par méconnaissance de moi, en fait, on ne commence pas par le début dans la vie. On n’apprend pas à se connaître. On n’apprend pas à faire de nos qualités, des forces. Moi, ma qualité aujourd’hui, c’est que je suis bavarde. Mais à l’école, on m’a toujours fait chier sur tous mes carnets. Il y avait écrit « elle est gentille », mais elle est trop bavarde. Et donc, en fait, dans ma tête, c’est un défaut être bavarde. Tandis qu’aujourd’hui, quand on fait des conférences, il vaut mieux avoir des trucs à dire.
Katia : Ça se met au service de ton activité aujourd’hui.
Jessica : Mais oui, et sauf que ça, quand on est enfant, on ne capitalise pas sur nos qualités. Et donc, on ne se connaît pas. On grandit. On grandit avec une image déformée de nous, de ce que la société veut qu’on devienne. Donc oui, je pense clairement que je m’étais niée. Aujourd’hui, quand je vois la vraie Jessica d’aujourd’hui et de ce que j’en connais, clairement, elle n’était pas faite pour vivre la vie que j’ai vécue pendant toutes ces années, qui était très bien quand même à ce moment-là et qui était parfaite pour ce que j’avais besoin de traverser à ce moment-là. Mais en réalité, si j’avais eu les billes plus tôt, je n’aurais pas fait les mêmes choix. Et donc, une fois que j’ai compris ça, etc., je me suis séparée. Sauf que début 2020, tu sais très bien, Katia, la merde dans laquelle nous nous sommes trouvées. Et donc, pour lancer des conférences, ce n’est pas la meilleure année quand même. Et là, ça revient à ce qu’on disait tout à l’heure en off, c’est que c’est comme si l’univers m’avait dit « Jessica, c’est ça que tu dois faire. » Là, tu l’as fait. Ce que tu as senti dans ton corps, c’est ça. Mais tu n’es pas prête. Et donc, 2020, ça a été mon opération commando. Ça a été apocalyptique pour moi parce que tout a volé en éclats dans ma vie. Je me suis retrouvée avec pas de job, un enfant de trois ans, plus de sécurité financière, matérielle, affective. Je ne savais plus du tout comment j’allais m’en sortir à ce moment-là. J’avais un peu d’argent de côté. Mais bon, on sait très bien que ça ne dure pas non plus trop longtemps, ces trucs-là. Pour recontextualiser, c’était la crise sanitaire en mars 2020. Je ne suis pas vaccinée. Et on rajoute une couche. Je ne compte pas me faire vacciner. Donc, trouver du boulot. Enfin, voilà, il y a tout un tas de choses qui est assez déroutant. Mon papa qui décède d’un cancer foudroyant en cinq semaines. Je rencontre quelqu’un avec qui je vis une histoire ô combien merveilleuse, mais ô combien compliquée et très, très difficile parce que ça appuyait sur toutes les parties de moi qu’il fallait que j’aille voir en profondeur. Et donc, j’avais l’impression d’être dans une machine à laver en cycle essorage tout le temps. Et donc, l’année 2020 a été là pour vraiment déconstruire tout ce que je croyais connaître de moi et de la société et de la vie en général. Et donc, j’ai passé toutes mes croyances, enfin, ça a été une année très, très, très compliquée jusqu’à me retrouver à la fin de l’année avec cette impression d’être un petit ver de terre complètement à poil, d’avoir pété ma carapace et de me dire « Oh, bordel ! Qu’est-ce qui va m’arriver maintenant ? Qu’est-ce qui va se passer ? » Je me sens vulnérable comme je ne l’ai jamais été et waouh ! Et en fait, c’est là où la magie de la vie arrive. 2021, je me reconstruis. 2022, je me dis « Bon, ben allez, j’y vais. » Je lance mon projet de conférence. Et en fait, ça a été magique. Je fais une première drôle de conf à Perpignan. J’en fais une deuxième à Narbonne. J’achète un van aménagé. Je dois partir trois semaines en vacances avec mon fils en Vendée, en Bretagne, en van. Ces trois semaines se transforment en tournée parce qu’en fait, il y avait des gens qui me suivaient sur les réseaux sociaux et Une nana qui m’a contactée un jour en me disant « Ah, j’aime trop ce que tu fais. Quand est-ce que tu viens en Vendée ? » Je lui dis « Ben, c’est fou, je viens fin juillet pour un baptême. » Et elle me dit « Ben ouais, mais tu reviens quand ? » Je lui dis « J’en sais rien, je n’ai pas prévu de revenir, mais vu que j’y serai, si tu veux qu’on prévoie une drôle de conf, on n’a qu’à le faire. » Elle me dit « Vas-y, je trouve un lieu, on y va. » Et donc là, elle trouve un lieu. Je fais un live avec la nana du lieu pour annoncer que son lieu réouvre suite à toute cette période un peu merdique. Et qu’on va faire une drôle de conf chez elle, donc en Vendée. Là, il y a un gars qui voit ce live, il me contacte, il me dit « Quand est-ce que tu reviens en Vendée ? » Je lui dis « Ben, je ne sais pas, mais j’y serai. » Et je lui dis « Ben, si tu veux, on organise une date. » Ok, il organise une date. Et après, j’ai eu un contact avec une nana en Bretagne avec qui on a kiffé tout ça. Et puis quand je lui ai dit ce que je faisais, elle me dit « Ah, mais c’est trop bien ! » Elle me dit « Ben, si tu viens en Bretagne, viens dans le jardin de mon père. Ah bon ? Ok, bon, ben d’accord. Et puis après, ma mère, elle me dit « Ma mère, elle est jalouse parce que ses parents sont séparés. » Donc du coup, elle a une copine qui a un lieu où elle fait des trucs avec des chevaux, de l’équithérapie, machin et tout. On pourrait l’organiser là-bas. Ok. Et puis après, une autre nana. Et ça s’est fait tout seul. Et je suis partie en tournée faire des drôles de conf chez des gens que je ne connaissais pas, avec mon petit loulou de 4 ans et demi à ce moment-là. Et on a vécu une aventure de fou. 5 ans et demi. De fou, c’était… Et ça m’a redonné foi en l’humanité. De me dire en fait, il y a plein, plein, plein de gens beaux, le cœur ouvert, qui ont envie aussi de changer le monde, qui ont envie de… Voilà. Et qui kiffent mon projet parce que ça réunit leurs valeurs et ça rejoint ce qu’ils veulent pour le monde, en fait. Et donc, je me suis retrouvée à faire cette tournée. Et puis après, je suis rentrée chez moi et là, je suis partie en vacances pour la première fois avec mon chéri faire le tour du lac Léman à vélo, tandis que je n’avais jamais fait de vélo de ma vie. Je suis partie pour faire 10 jours de vélo.
Katia : Pour tester les liens du coup.
Jessica : Ouais, c’est ça. Et en fait, pendant ce truc à vélo, il y a une nana que j’ai rencontrée pendant la tournée, qui m’avait organisé ma dernière date en Bretagne chez une autre nana qui m’appelle et qui me dit, franchement, j’ai trop adoré ce que tu fais. J’aimerais trop faire la même chose. Est-ce que tu peux m’aider ? Et là, en fait, je lui dis, oula, attends, on m’a enlevé les petits trous, là. Je tiens mon guidon, je ne peux pas tout faire. Je te rappelle. Et en fait, ça s’est matérialisé, je pense. Enfin, elle a planté une graine dans ma tête. Et quand je suis rentrée de ce périple à vélo, je l’ai recontactée et on a fait un zoom. Et en fait, pendant le zoom, je lui ai dit, bon, ok, tu as besoin de quoi et tout ? Et en fait, je lui ai dit, non, mais vais t’accompagner, puis en fait, je vais accompagner d’autres nanas et l’année prochaine, au lieu de partir toute seule en tournée avec mon van, on va partir avec un bus floqué, on n’est pas sur terre pour en chier. Et en fait, de là est née la tribu des inspiratrices. Parce qu’en fait, il y a plein de nanas qui peuvent aussi raconter leur histoire, comme moi, je l’ai fait. Et en fait, ce qui est magique, quand on fait ça, c’est de remettre des étoiles dans les yeux des gens. Quand les gens repartent de notre drôle de con’ déjà, ils ont passé un bon moment, parce que c’est des conférences en impro, où on raconte notre histoire, mais de façon légère et joyeuse. On livre surtout les clés qui nous permettent de vivre une vie beaucoup plus pétillante et joyeuse aujourd’hui. Et donc là, je me suis dit, mais en fait, c’est ça qu’il faut faire, c’est créer une tribu de nanas qui va raconter tout ça, dans le but de créer cette punaise de grande communauté de gens détendus du bleu au monde. J’ai besoin, en fait, de nanas, d’ambassadrices, de ce message-là, qui vont m’aider. Et donc là est née la tribu des inspir’Actrices. Donc j’ai commencé à former cinq premières nanas au mois de novembre. Donc là, on est au mois de septembre. C’est pour ça que je dis, quand tout est aligné… Ça va vite ! Mais oui ! Au mois de novembre, j’en ai formé cinq, au mois de mars, cinq, au mois d’avril, enfin… Et donc, on a créé cette tribu qui est un immense… partage de sororité, d’espace de sororité, qui nous aide à grandir tout ensemble. Et c’est merveilleux ce qu’on vit ensemble. Déjà, le week-end d’intégration, c’est fou. Et puis après, voilà tout ce qui se passe à côté. Et donc, l’été dernier, on est partis en tournée. À une dizaine, on a fait le tour de France en train. On ne l’a pas fait en bus bloqué, on n’est pas sur ta penchée, mais on l’a fait en train, avec des écharpes, comme les Miss France Association Les Détendus du Bulbe, parce qu’on a créé une association, on a fait une campagne participative pour partir, etc. Et on a été faire des dates de drôles de conf dans plusieurs endroits de France, comme ça. Et on était avec nos écharpes, nos lunettes cœur en plastique, et on a distribué du love, de la joie, notre belle énergie, en fait, et notre kiff. J’adore. Pendant une semaine. Non, dix jours. Pendant dix jours, on est partis faire le tour, comme ça, à la rencontre des gens qui voulaient nous rencontrer, et c’était merveilleux. Et en fait, tous mes projets se réalisent seuls, en fait, parce que je suis pleinement, aujourd’hui, à ma place, et que quand j’ai des idées farfelues qui viennent, je les écoute. Je les écoute. D’ailleurs, aujourd’hui, ça m’arrive de faire des conférences sur comment oser créer un projet qui est complètement fou, quoi, en fait. Parce que les gens me disent « Mais comment tu fais pour créer des trucs pareils, quoi ? » Ben, forcément, ça m’a demandé un énorme travail sur moi avant pour pouvoir en arriver là.

Katia : C’est pour ça qu’aujourd’hui, tu peux dire, et comme tu l’as écrit sur tes profils, « Rien n’est facile dans la vie, mais tout est possible. » Et là, vraiment, tu en es le parfait témoignage, et toutes les personnes que tu accompagnes aussi.
Jessica : Mais oui, parce que, bien évidemment, c’est pas forcément facile. Souvent, moi, je dis « C’est simple. » Mais c’est pas facile. Mais c’est simple. Par contre, c’est pas facile. Mais c’est possible. Et ça va pas se faire, hop, voilà, du jour au lendemain. Moi, entre le temps où j’ai fait ma première drôle de conf et où je m’y suis remise, il s’est passé trois ans, dont deux années intenses qui ont été hyper compliquées par moments à vivre pour moi. Mais c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, je peux vivre ce que je vis. Et donc, je suis hyper reconnaissante d’avoir traversé tout ça. Sauf que, bien évidemment, moi, je suis pas dans le truc de me lamenter sur mon sort. Dans ces cas-là, je sais que c’est pour mon bien, tout ça. Et donc, je l’accueille différemment, je ne lutte pas, je… Voilà. Et tout ça font que ça m’amène à pouvoir créer ce que je fais aujourd’hui. Et donc, après, la tribu, on a lancé la tribu cet été, on est partis en tournée, etc. Enfin, l’été dernier. Et en fin d’année, je me suis dit « Bon, maintenant, ça y est, mon projet, il est fait. Je vais faire mon site Internet pour que tout soit bien clair. Parce que, forcément, quand c’est des projets comme ça, souvent, les gens ne comprennent rien à ce que je fais réellement dans la vie. »
Katia : Mais c’est comment on articule les concepts de « On n’est pas sur Terre pour en chier », la communauté des gens détendus du bulbe, les inspir’Actrices. On se perd un peu dans les concepts.
Jessica : Bien évidemment. Et même moi, c’était pas clair pour moi non plus, en fait. Moi, j’expérimentais, je vivais le truc, c’était génial. Mais après, je me suis dit « Attends, comment je fais le lien entre tout ce bordel ? » Et donc, je me suis posée. Et quand j’ai fait le travail pour faire mon site, ça m’a aidée, en fait, à poser tout ça. Sauf que je me suis rendue compte d’un truc, un truc essentiel. C’est qu’en fait, soit je proposais des drôles de confs et les nanas de la tribu aussi, mais après, aujourd’hui, on est six dans la tribu, donc on n’en propose pas partout dans toute la France, donc c’est pas encore accessible. Mais ça va venir. Mais l’idée, c’était de me dire « Je propose des drôles de confs, quelque part, je secoue un peu le cocotier aux personnes qui viennent, parce que forcément, quand elles repartent de là, elles auront envie de changer plein de choses dans leur vie, et c’est chouette. Mais après, la seule option que je proposais, c’était de devenir inspiratrice. Sauf que la plupart des personnes qui viennent me voir en drôle de conf ne sont pas prêtes à devenir inspiratrice. Pour devenir inspiratrice, il faut avoir fait déjà tout ce cheminement-là, adhérer, effectivement, à tout ce concept, etc. Mais ça a demandé, elles ont fait aussi un certain travail pour en arriver là. Et là, je me suis dit « En fait, je ne propose rien aux gens qui me suivent sur les réseaux qui, qui ne sont pas dans des secteurs où il peut y avoir des drôles de confs ou qui ne veulent pas devenir inspiratrice, en fait, ils me suivent, bon ben voilà, c’est cool, ils voient mes photos de voyage, je raconte aussi, ben voilà, un peu ce que je traverse et tout ça, mais qu’est-ce que je peux leur proposer » Et de là est née bande de DDB, donc DDB détendue du bulbe, qui va être donc la communauté que je lance pour accompagner les gens qui, comme moi, il y a dix ans, découvrent qu’en fait, ils se font chier dans leur vie, ils n’ont pas envie de vivre ça, ils ne comprennent pas trop ce qui leur arrive, ils se sentent seuls, ils se sentent décalés des gens qui les entourent, qui, eux, n’ont peut-être pas eu les mêmes déclics, etc. Et en fait, l’objectif de bande de DDB, c’est une communauté où on se retrouve entre gens comme nous, avec qui on avance ensemble. Donc en fait, il y a un abonnement mensuel, il y a deux zooms par mois qui sont animés, un coup par mois, un coup par une nana de la tribu des inspiratrices, et où on aide justement, où on aborde tous les sujets, on s’adapte aussi à ce qui demande, et après, on a un groupe Facebook privé où on se coach, on se motive, on répond aux questions, on évolue en fait, et on les accompagne un peu main dans la main. Et donc ça, ça sera lancé au mois d’avril, mon site devrait sortir la cour en mars, et au mois d’avril, il y aura le lancement de bande de DDB pour tous les qui ont envie de retrouver un espace sécure, de confiance, où on peut se déposer dans notre début de cheminement, ou pas début, forcément, mais en tout cas, de tendre vers une vie qui leur correspond plus, parce qu’aujourd’hui, il y a énormément de gens qui ont eu des clics et qui ne savent pas pour autant comment faire, qui n’ont pas forcément les moyens de prendre de l’accompagnement individuel pour, voilà, ou qui ne sont pas prêts encore à cette étape-là. Et là, c’est une entrée en matière, un peu, pour commencer à évoluer dans tout ça. Et finalement, tout est lié. C’est le parcours que j’ai suivi, moi, quelque part, que je propose aux autres aujourd’hui de suivre avec le mouvement On n’est pas sur terre pour un chier. C’est aussi, quand je rejoins le mouvement On n’est pas sur terre pour un chier, c’est aussi contribuer à changer le monde. Parce qu’en me changeant, moi, je change le monde. Mais c’est aussi contribuer à changer le monde. Et c’est aussi contribuer à tout ce que ce projet-là grandisse, évolue et finalement impacte le plus de monde possible et fasse grandir la communauté des DDB.
Katia : Ce n’est pas du coaching que tu proposes dans cette communauté-là ?
Jessica : Alors, il y a forcément un peu de coaching. Oui, mais c’est un espace de paroles, d’échanges, de mise en lien. C’est vraiment un mix. Ou d’accompagnement plus spécifique. Il y a de l’accompagnement aussi, parce que quand on fait les zooms et que l’on a un peu de coaching, c’est que ça arrive qu’on parte sur la problématique d’une personne. Il y a du co-développement. C’est un mix, en fait, un peu dans tout ça.
Katia : Mais tu ne le formalises pas ?
Jessica : Mais ce n’est pas de la séance de coaching. Il n’y a pas de coaching individuel. Ça reste un espace de groupe, de rassemblement, avec après les zooms ou pendant les zooms. Soit on aborde une thématique, soit on aborde une thématique. Et donc, d’ailleurs, j’ai fait une fois un zoom sur le flux libre instinctif.
Katia : Pour recontextualiser, on en a parlé en off tout à l’heure.
Jessica : En général, quand c’est moi qui anime, je leur parle de toutes mes découvertes, de tout ce qui a eu un impact pour moi dans ma vie, que ce soit au niveau accompagnement, que ce soit au niveau alimentation, que ce soit au niveau sportif. Enfin, tout ce que je travaille, ce que je traverse, en fait, moi, je le partage dans ce groupe-là. Parce qu’à un moment donné, elles sont confrontées de toute manière aux mêmes choses.
Katia : Ce ne sont que des femmes qui participent à la communauté des gens dépendus du bulbe ?
Jessica : Alors, c’est ouvert à tous. Mais pour l’instant, là, j’ai fait, en fait, depuis la fin de l’année, on est en période de test. C’est-à-dire que je teste le concept, je le mets en place, comment ça marche, etc. Il n’y a que des femmes dedans. Après, moi, je ne veux pas le fermer. Parce que je trouve que c’est important aujourd’hui que les hommes et les femmes retrouvent un équilibre et un point d’union entre eux. Mais le développement personnel reste quand même aujourd’hui plus un milieu féminin que masculin, bien qu’il y ait de plus en plus d’hommes qui soient à la recherche de leur équilibre aussi à eux. Donc, c’est ouvert à tous. Les drôles de conf, il y a beaucoup d’hommes qui viennent me voir dans mes drôles de conf. Et ils trouvent ça génial. Parce qu’après, j’ai une énergie aussi qui est assez young. Donc, du coup, ils se retrouvent dans mon parcours, dans mon histoire, aussi bien que les femmes. Et ça permet aussi, peut-être, de mieux comprendre le cheminement de leurs compagnes, etc. Donc, ils viennent beaucoup en drôles de conf quand même. En général, pas forcément tout seuls. Et encore qu’il y en a qui viennent. Mais oui, ça reste un petit peu plus féminin quand même pour l’instant. Mais moi, j’ai à cœur de ne pas le faire. Il n’y a pas de son. Tu n’as pas de micro.
Katia : Est-ce que tu dirais que c’est un mouvement de libération, ton mouvement des inspiratrices ? C’est ce qui m’est venu en préparant, de permettre à ces femmes qui sont en demande ou pas encore prêtes peut-être à pouvoir monter sur scène, à se raconter, raconter leur histoire. Une espèce de libération de la parole.
Jessica : Oui, exactement. Alors ça, ça m’est venu au fur et à mesure, parce que moi, je n’ai rien calculé de ce projet. Donc, tout se met un peu en place comme ça. Et bien évidemment, moi, je dis qu’en libérant ma voix, j’ouvre la voix VOIE comme VOIX des autres. Alors peut-être, effectivement, plus des femmes, mais aussi des hommes, parce qu’il se passe aussi des choses pour eux. Quand ils viennent voir la conf et tout ça. Mais oui, du coup, ça a un côté, oui, libération, bien sûr. Bien sûr. Parce que moi, je me suis libérée. Je me suis libérée du conditionnement, de tout ce qu’on attendait de moi, etc. Et que je le raconte. Et le fait de le raconter en libérant ma voix, effectivement, le but, c’est qu’il y ait d’autres femmes qui rentrent dans la tribu des inspiratrices pour, à leur tour, libérer leur voix et inspirer les autres à vivre leur vie idéale à elles. Après, sous la vie idéale, ça peut prendre plein de formes. Chacun doit justement apprendre à se connaître pour savoir quelle est sa propre vie idéale. Mais en tout cas, moi, mon objectif, je fais aussi des rencontres inspirantes avec des gens sur ma page Facebook et sur ma chaîne YouTube, justement, qui racontent comment ils étaient avant, c’est quoi être détendu du bulbe pour eux, comment ils étaient avant, et qu’est-ce qui s’est passé, et comment ils sont maintenant. Parce qu’en fait, on a tous, à la base, plein d’excuses pour ne pas y aller. Et ce qui est intéressant dans les témoignages, dans les interviews, dans tout ça, dans tout ce que l’on propose, c’est justement d’ouvrir la voie, de libérer, en fait, tous ces trucs-là. Et moi, je dis toujours, c’est de casser nos excuses. Parce que peu importe les excuses que tu as de ne pas y aller, à un moment donné, tu vas tomber sur une interview, sur une rencontre inspirante de quelqu’un qui a la même situation que toi, mais qui, elle, l’a fait. Et là, ça va faire un déclic dans ta tête, et tu vas te dire, ah, merde ! Mais en fait, si elle, elle le fait, moi aussi, je peux le faire. Moi, c’est ça que je recherche. C’est que les gens, quand ils partent de mes drôles de confs ou des rencontres inspirantes qu’ils peuvent écouter, enfin, voir en live sur les réseaux, c’est qu’ils se disent, mais si elle, elle l’a fait, moi aussi, je peux le faire.
Katia : Comment t’arrives à insuffler ça, chez tes spectateurs ou tes spectatrices, c’est-à-dire que tu as des demandes qui te sont adressées. Tu as ces femmes qui viennent vers toi pour te dire, moi aussi, je veux faire ce que vous faites, moi aussi, je veux monter sur scène, moi aussi, je veux raconter mon histoire. Comment tu comprends ça ? Comment t’arrives à insuffler ça ?
Jessica : Alors là, tu parles juste du côté tribu des inspir’Actrices. C’est bien ça ? Il y en a de la tribu, en fait, elles me voient, elles kiffent mon énergie, elles kiffent ce que je fais, elles me disent, non, mais moi aussi, je sens qu’il faut que je fasse ça. En fait, c’est énergétique, il n’y a pas de raison. Toutes les nanas qui sont rentrées dans la tribu au début sont venues vers moi en me disant, Jessica, je ne sais pas pourquoi je te contacte, mais je sais qu’il faut que je le fasse. Il y en a qui savaient qu’elles voulaient écrire une conférence, mais qui ne savaient pas comment s’y mettre, etc. Il y en avait qui n’avaient absolument aucune idée qu’elles allaient écrire une conférence un jour dans leur vie, comme moi, moi, je ne savais pas que j’allais faire ça. D’ailleurs, je disais, mais jamais de la vie. Et en fait, c’est juste, elle me découvre, elle m’écoute, là, par exemple, peut-être que dans les nanas qui écoutent, il y en a une, deux, trois qui vont me contacter après en me disant, non, mais en fait, j’adore trop ce que tu fais. Moi aussi, j’ai envie d’œuvrer avec toi, à tes côtés, en fait. Parce que c’est ça, c’est moi aussi, le message « On n’est pas sur ta planche » me parle. Je ne dis pas clairement ça, mais c’est ce que je ressens. C’est ce que j’ai envie de transmettre à mes enfants, c’est ce que j’ai envie de transmettre aux gens autour de moi. Moi aussi. J’écoute plein de choses. Mon histoire, elle peut inspirer des gens. Et du coup, là, elles se sentent moins seules de venir le faire avec moi. Moi, je les forme. Le week-end d’intégration, c’est juste ouf. Quand on fait le week-end d’intégration de la tribu, mais c’est un week-end de développement personnel, mais plus, plus, plus, plus, parce qu’elles sont là pour raconter leur histoire. Donc là, on vit quand même une grande aventure. Quand on est un petit groupe de 4-5, on vit une grande aventure déjà ensemble. Et après, l’objectif, c’est qu’avec l’association, on crée le premier festival des détendus du Bulbe, donc le DDB Festival. Donc, ça sera en 2025. Enfin, voilà, tout ça, c’est des choses qui les émerveillent. Elles ont envie de vivre cette aventure. C’est une aventure humaine. La tribu des inspir’Actrices, c’est vivre une aventure humaine absolument folle et extraordinaire. Par contre, effectivement, il faut être prête à raconter son histoire. En général, ce sont quasiment que des personnes qui sont dans l’accompagnement. Parce que derrière, leur activité professionnelle est en lien. Et donc, moi, ce que je propose aujourd’hui, c’est même d’aller plus loin, c’est-à-dire qu’on met la drôle de conf, on n’est pas sur ta peau à chier, en base, en socle, au service de leur activité professionnelle. Parce qu’en fait, quand elles font des drôles de conf, après, suivant les gens qui sont là, ils ont envie d’aller faire de l’accompagnement avec elles. Moi, je n’en fais pas, sauf dans bande de DDB et dans la tribu. Mais je ne fais pas après d’accompagnement individuel de coaching, tel qu’on peut le voir à côté de ça. Et donc, dans la tribu, elles ont des spécificités. Par exemple, on a Magali, qui est mag-amour. Elle, elle est sur la thématique, on n’est pas sur ta peau à chier, dans sa relation à soi et à l’autre. Donc, dans son couple et dans sa relation à soi. Et donc, elle raconte tout son cheminement dans son propre parcours de relation à soi et de relation au couple. Et donc après, elle, elle est spécialisée dans l’accompagnement dans la relation à soi. Donc, forcément, si elle fait une drôle de conf là-dessus, les gens qui viennent sont intéressés par cette thématique. S’ils ont besoin, après, ils peuvent faire appel à elle. Et donc là, on met notre drôle de conf au service de notre activité. Et donc, ça crée un écosystème, en fait, et elles grandissent énormément, aussi bien professionnellement que personnellement. Par contre, elle, c’est du coaching. Moi, je fais du coaching avec elle. On passe des paliers. Mais parce qu’en fait, elles se reconnaissent en moi. Elles reconnaissent en moi ce qu’elles ont envie de vivre. Et donc, forcément, elles viennent faire l’aventure avec moi.
Katia : C’est pour ça que tu t’envoles dans quelques jours pour La Réunion.
Jessica : Exactement. Je vais former 100 filles. C’est quand même incroyable. En fait, c’est une nana de La Réunion qui me suivait sur les réseaux et qui, un jour, a osé me contacter en me disant « Mais est-ce qu’on ne pourrait pas créer la tribu à La Réunion ? Et moi, comme je suis dans l’idée de me laisser guider par tout ce qui m’arrive, je dis « Ben oui, carrément. » Donc là, je pars à La Réunion vendredi prochain. Je prends l’avion et je vais former Sophie. Je vais proposer aussi des drôles de confs dans des associations de femmes entrepreneurs parce que c’est quand même beaucoup des associations de femmes entrepreneurs qui me contactent parce que j’ai effectivement ce côté où je raconte mon histoire personnelle, mais où je raconte aussi mon histoire au niveau professionnel et donc au niveau entrepreneurial, puisque c’est ce que j’ai toujours fait. Et donc, forcément, les femmes qui sont chefs d’entreprise sont aussi des femmes dans leur quotidien personnel. Et donc, c’est vraiment une cible, j’aime pas trop dire ça, une catégorie de personnes qui vraiment est très liée à moi, en fait. Donc là, j’ai une drôle de conf là-bas avec un réseau de femmes chefs d’entreprise. J’ai une drôle de conf tout public dans un lieu sympa. Et j’ai une journée aussi pour des femmes chefs d’entreprise que je coanime avec une coach de La Réunion où il y a ma drôle de conf le matin et l’atelier pétage de croyances limitantes l’après-midi pour casser toutes les conneries qui les retiennent dans leur côté entrepreneurial. Donc, je pars deux semaines là-bas pour faire tout ça et puis faire connaître le mouvement On n’est pas sur terre pour un chien là-bas et faire en sorte qu’il y ait d’autres nanas qui rejoignent la tribu peut-être là-bas dans un second temps. Et après, j’ai prévu d’aller en Corse, j’ai prévu d’aller en Belgique. Oui, ce n’est que le début.
Katia : Qu’est-ce que tu aurais envie de dire à la petite Jessica ?
Jessica : Ah là là, qu’est-ce que je dirais à la petite Jessica ? Je lui dirais que tout passe. C’est une phrase que j’ai découverte il n’y a pas très longtemps qui dit cela passera aussi. Et en fait, que ça soit le négatif comme le positif, ça passe. On est dans une vie qui est fluctuante. Il y a forcément des moments merdiques dans la vie. Mais qui est très souvent suivi de belles choses. Et en fait, voilà, tout passe. Tout passe et confiance en toi. Parce qu’en fait, je crois que ce qui m’a toujours quand même servi, ça a été d’avoir une confiance en moi dans le fait que j’ai toujours su que j’allais faire des grandes choses dans la vie. Je ne savais pas quoi. Voilà, j’ai perdu cette notion-là à plein de moments de ma vie. Mais je crois qu’aujourd’hui, j’y suis.
Katia : C’était important pour toi de prendre la parole aujourd’hui ?
Jessica : Important pour moi de prendre la parole tous les jours. Parce que je vois l’impact que ça a. Je vois que ça change des vies. Et même si notre interview, une drôle de conf, une story, je n’en sais rien, peu importe comment je peux m’exprimer, si à chaque fois ça touche une personne, c’est une personne de plus qui est susceptible de changer sa vie. Et en changeant sa vie, elle change le monde en fait. Donc oui, c’est important.
Le Nouveau Monde selon Jessica Aulnois
Katia : Mon podcast donne la parole aux acteurs du Nouveau Monde. C’est quoi pour toi le Nouveau Monde ?
Jessica : C’est un monde peuplé de gens détendus du bulbe. Ce sont des gens qui sont heureux. Le Nouveau Monde, ce sont des gens qui sont souverains de leur vie, qui sont au volant de leur voiture et qui décident, eux, de faire ce qu’ils aiment, ce qu’ils kiffent. Et c’est ça le Nouveau Monde pour moi. C’est que chacun soit pleinement à sa place, de sorte à ce qu’il kiffe sa vie et que ça rayonne autour de lui. Le Nouveau Monde, c’est un monde avec que des gens comme moi, comme plein d’autres qui aujourd’hui œuvrent pour ce Nouveau Monde. Et en fait, à un moment donné, on n’aura plus besoin d’œuvrer, on aura juste besoin de kiffer. Ça, c’est ce que je nous souhaite.
Katia : Comment est-ce que tu participes à la création de ce Nouveau Monde ?
Jessica : Justement, en prenant la parole, en racontant mon histoire, en créant tout ce concept un peu fou. Parce que clairement, quand tout ça m’est tombé dessus, je me suis dit non mais tu ne peux pas, ce n’est pas sérieux, tu ne peux pas gagner ta vie comme ça. Et en fait, j’ai laissé tout ça de côté. Et à partir du moment où j’ai laissé toutes ces petites voix de merde là, qui nous disent mais non, tu ne peux pas, ce n’est pas sérieux, ce n’est pas ci, ce n’est pas ça, comment tu vas gagner des sous ? Tout le truc qu’on se dit tous. Mais en fait, à partir du moment où j’ai lâché tout ça, comme je vous l’ai raconté, tout est arrivé tout seul dans ma vie. Parce que j’ai débroussaillé. Attention, ça n’arrive pas tout seul. Ça n’arrive pas du jour au lendemain. Ça fait dix ans que je fais du développement personnel, que je travaille sur moi, que je libère des choses, que je prépare mon terrain. Ce qui ne veut pas dire que pendant ces dix ans, je n’ai pas pu œuvrer et faire plein de choses. Bien sûr que si. Mais pour en arriver à ce que je fais aujourd’hui, ça ne s’est pas fait tout seul. Je prends toujours l’exemple, si tu ne débroussailles pas ton jardin, ça ne sert à rien que tu plantes. Si tu n’arroses pas ton jardin, ça ne sert à rien que tu espères qu’il se passe des choses. C’est pareil avec tout ça. Donc, moi j’œuvre au quotidien pour déjà moi kiffer ma vie, de sorte à inspirer les autres. Du coup, c’est hyper important d’avoir des personnes comme toi qui nous donnent la parole. Parce que ça permet de propager tout ce que toutes ces personnes mettent en place et osent faire. Tandis que c’est vraiment osé.
Katia : C’est ça, s’autoriser et oser. Oui. Je suis certaine que ta parole aura un impact. J’ai déjà hâte d’avoir les retours parce que je pense que ça va faire bouger des lignes. Il va y avoir des résonances. Bien sûr.
Jessica : C’est tout l’objectif de tout ce que je fais aujourd’hui. C’est oser me raconter pour justement que ça puisse résonner chez les autres. Et moi j’adore quand on me dit « Si toi tu l’as fait, ça veut dire que moi je peux le faire. » Ben oui. Oui. Bien sûr. Moi je pense que tout le monde peut le faire. Après tout le monde ne peut pas être forcément entrepreneur. Tout le monde ne peut pas forcément le faire tout seul. Mais peu importe. Moi j’ai des gens qui sont salariés, qui kiffent leur vie parce qu’ils ont mis du positif. Et c’est des vrais rayons de soleil dans leur entreprise. Et en ce sens, ils changent le monde. Déjà. Avec nos enfants, avec tout le monde. Donc merci de donner la parole à toutes ces personnes.
Katia : Je crois que c’est un cercle vertueux. On se met en lumière les uns les autres.
Jessica : Exactement. De temps en temps, je passe de l’autre côté du micro. Donc voilà, c’est un doux retour des choses aussi.
Katia : Petite question vite fait avant qu’on termine. Ton petit garçon, qu’est-ce qu’il dit à l’école de ce que maman elle fait ?
Jessica : Il dit que maman elle fait des drôles de conf’ On n’est pas sur terre pour en chier. Voilà. Il dit les choses parce que moi je ne suis pas… Moi je suis pour le fait qu’on dise la vérité. Donc il dit que maman elle fait des conférences. Et que maman elle part en voyage. Et voilà. Que maman elle a créé la tribu des inspir’Actrices.
Katia : Donc il a bien capté tout ce que tu fais et bien intégré.
Jessica : Il a 7 ans maintenant. Donc il baigne dedans depuis qu’il a 3 ans, 3-4 ans. Et ça a été très drôle. Une fois je l’ai surpris. Il a eu un appareil photo à Noël, je ne sais pas, il y a peut-être 2 ans. Ou 3, je ne sais plus. Et en fait il peut se filmer. Et donc je l’ai surpris en train de faire des lives. Pas tout seul parce que ça ne passe pas sur les réseaux.
Katia : Non ! Génial.
Jessica : Mais en fait il faisait des trucs comme ça où il prenait la parole. Et donc je lui dis mais qu’est-ce que tu fais ? Il me dit mais il n’y a pas que toi qui as des trucs à raconter. Et j’ai trouvé ça trop mignon. Parce que voilà. Parce que en fait les enfants ils sont ce qu’ils voient. Donc montrons-leur des choses joyeuses et positives. Et moi je trouve que c’est chouette de lui montrer que ben voilà. Maman elle a tout plaqué pour vivre la vie de ses rêves. Même si ben ouais ça demande du courage. Ça demande de lâcher beaucoup de choses. Souvent on me dit ouais mais toi c’est cool. Ben non vous ne savez pas tout ce que j’ai dû lâcher en fait. Mais par contre pour rien au monde je regrette mon choix. Et je reviendrai en arrière. Et ça c’est aussi un élément hyper important. De montrer ça à mon fils. Que dans la vie il faut faire ce qu’on aime. Et pour faire ce qu’on aime il faut apprendre à se connaître.
Katia : Et au plus tôt il commencera. Et au plus tôt il pourra accéder à la vie qu’il a envie d’avoir.
Jessica : Mais carrément. J’avais même offert un abonnement à l’école de mon fils. Chez Osmos Box. Un site internet qui propose plein de ressources. Pour amener justement toutes les compétences psychosociales. Et les connaissances. Enfin tout ce qui est connaissance de soi à l’école. Et malheureusement. Visiblement ils n’ont pas le temps d’en faire bon usage. Je trouve ça dommage. Parce que bien évidemment. Si tout ça se faisait déjà dès l’école ça serait génial. Mais comme je ne suis pas du style à râler sur ce qui ne se fait pas. Ben si ça ne se fait pas je fais. Et donc ben j’apporte du mieux que je peux à mon fils. Et il n’y a rien de mieux que l’exemple. Si vous dites à votre enfant. Fais ce qui te fait rêver dans la vie. Et que toi il doit en chier toute ta vie. Ben ça ne marche pas en fait. Parce que dans sa tête il va entendre. Fais ce que tu veux. Mais ce qui va intégrer. C’est la vie c’est la merde. Donc c’est aussi comme ça qu’on œuvre pour un nouveau monde. C’est déjà avec nos enfants. Et ce que la société ne leur donne pas. Ben c’est à nous de leur apporter.
Katia : On arrive à la fin de l’interview. Est-ce qu’il y a une question que je ne t’ai pas posée que tu aurais aimé que je te pose ?
Jessica : Est-ce qu’il y a une question ? Ben je ne crois pas. Parce que moi je n’attends pas qu’on me pose des questions.
Katia : Alors est-ce qu’il y a quelque chose que tu veux nous dire de plus avant de terminer l’interview et que je te propose le portrait chinois ?
Jessica : Mais non moi j’ai juste envie de dire : « rejoignez OPTC, On n’est pas sur Terre pour un chier » sur les réseaux. Partagez. Faites découvrir ça autour de vous. Parce qu’il y a plein de gens qui peuvent se sentir concernés. Et je vous rappelle que mon rêve à moi. C’est de créer la plus grande communauté de gens détendus du bulbe au monde. Donc j’ai un petit peu de boulot quand même. Et donc j’ai besoin d’aide. Rejoignez les rangs de la communauté des DDB. Parce qu’on en a besoin. Le monde en a besoin.
Katia : Alors on enregistre fin février. L’interview sera diffusée au mois d’avril. Ton site internet sera en ligne. Donc est en ligne. Et on peut communiquer avec toi aussi sur les réseaux. On mettra tous les liens. Ok. Tu es quelqu’un de connecté.
Jessica : Plutôt oui.
Le portrait chinois de Jessica Aulnois
Katia : On termine avec le portrait chinois. Si tu étais un plat, lequel serais-tu ?
Jessica : Ah je suis en train de revoir depuis quelque temps toute mon alimentation. Je deviens de plus en plus végétarienne.
Katia : Par choix ? Par ton corps qui t’amène à ça ?
Jessica : C’est mon corps qui m’y amène. Je ne ressens plus du tout ce besoin de viande. Et puis je me renseigne aussi. Donc j’ai vu des documentaires qui ont fini de me conforter dans mon idée que d’une ça détruit la planète. La consommation de viande c’est quand même le truc le pire au niveau planète. Donc je deviens de plus en plus sensible aussi à tout ça. Donc forcément mes choix alimentaires changent. Et puis je n’ai plus envie de mettre n’importe quoi dans mon corps en fait. Et comme ce qu’on nous propose dans les supermarchés pour la plupart c’est quand même beaucoup de choses pas très saines. J’ai fait le choix là de vraiment… Quand je mange de la viande c’est soit parce que je suis invitée, parce que voilà. On en a beaucoup mangé aux Philippines parce que c’était un peu… Mais après sinon j’essaye d’aller plus chez le producteur qui fait de la petite quantité etc. C’est pas forcément plus cher. Contrairement à ce qu’on pourrait penser. Et c’est quand même de meilleure qualité. Donc si je devais choisir un plat… Je sais pas là j’ai fait un dalle aux lentilles corail dimanche soir.
Katia : C’est fou ! Le dalh c’est un plat qui est revenu je ne sais pas combien de fois dans les interviews que j’ai faites.
Jessica : Parce qu’on est tous végétariens et que c’est un plat tellement bon. Non mais il y a quelque chose aussi avec l’Asie, avec… Le côté spirituel. Non mais ça c’est incroyable. On va voir si dans les réponses qui vont suivre tu vas aussi…
Katia : Si tu étais un livre, lequel serais-tu ?
Jessica : Et bien il y a un livre qui a changé un peu ma vie. Il y a eu un déclic en 2020 je crois que c’était. Quand c’était ma grosse période de transition là. C’est le travail d’une vie. Le travail de Thierry Janssen. Bon après tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir raté ses études d’Olivier Roland. Mais je pense qu’il ne s’adresse pas forcément à tout le monde.
Katia : C’est un livre auquel tu fais souvent référence. Je t’ai entendu le dire souvent en interview.
Jessica : Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir raté ses études ? Oui parce que pour moi ça a été le déclencheur. Après il y a le livre de mon chéri forcément qui s’appelle C’est quoi le bonheur pour vous en chemin vers soi ? Une bible que toute personne qui commence un chemin vers soi devrait lire. Mais il y en a plein. Prophétie des Andes. Il y en a beaucoup.
Katia : Si tu étais un dicton ?
Jessica : Rien n’est facile dans la vie. Mais tout est possible.
Katia : Il est de toi ? Il est de quelqu’un ?
Jessica : Je n’en sais absolument rien.
Jessica : Je ne sais pas. Il faudrait vérifier. Mais ce n’est pas l’info.
Katia : Si tu étais un film ?
Jessica : Alors je ne suis pas trop cinéphile. Mais bon le film qui m’avait vraiment marqué c’était Mange, prie, aime. Je m’étais beaucoup reconnue dans la quête de Julia Roberts qui part à l’aventure pour se retrouver. Et donc j’ai adoré ce film. Après j’ai beaucoup aimé aussi avec Cécile de France où elle se retrouve chamane.
Katia : Oui j’étais en train de penser à ça. Je ne me rappelle plus le nom du film. C’était l’adaptation de l’histoire de Corinne.
Jessica : Oui c’est ça. Sombrun.
Katia : Oui j’ai son livre.
Jessica : Qui est aussi… Qui m’a beaucoup… Après la Prophétie des Andes aussi qui est en film. Enfin voilà il y a plein de films aujourd’hui. Mais le premier c’était…
Katia : Et si tu étais un super héros ou une super héroïne ?
Jessica : Moi-même !
Katia : Merci Jessica de ta participation.
Jessica : Un grand merci à toi Katia. Et puis à vous tous pour votre écoute et vos petits commentaires. N’hésitez pas je réponds aussi toujours à tous les messages, les commentaires. C’est un grand plaisir pour moi d’être en contact et en lien.
Retranscription effectuée à l’aide d’AutoScript.