Agnès Capély, auteure et fondatrice de Mensabark Editions

Publié le 29 janvier 2024 par Katia Crabé

Temps de lecture : moins de 30 min

Présentation d’Agnès Capély

Interview d’Agnès Capély

Le Nouveau Monde selon Agnès Capély

Le portrait chinois d’Agnès Capély

Photo d'Agnès Capély de Mensabark Editions pour son interview pour un podcast

Katia : Aujourd’hui, j’ai le plaisir de recevoir Agnès Capély. C’est au salon du bien-être de ma ville que nous avons sympathisé. Les salons sont une mine d’or où j’y déniche des pépites. Une rencontre d’âme, une connexion très forte, comme si nous étions prédestinés à nous rencontrer. Elle est écrivaine et fondatrice de la maison d’édition Mène sa barque. Agnès est une semeuse de graines dont la mission est de soulager les cœurs, guérir les âmes et éveiller les consciences. J’ai immédiatement été touchée par son histoire. Il y a trois ans, son compagnon décède brutalement, sa vie bascule. L’événement de vie le plus difficile auquel elle est confrontée sera pourtant celui qui lui fera vivre ses plus belles expériences. Elle découvre sa capacité à écrire, à se connecter au monde de l’invisible et à transmettre des messages de l’au-delà. Son livre, Dans la pièce d’à côté, raconte son parcours initiatique et son éveil spirituel à travers la thématique du deuil. N’attendons plus, installez-vous confortablement et place à notre conversation. Bonne écoute.

Katia : Bonjour Agnès.

Agnès : Bonjour Katia.

Katia : Comment vas-tu ?

Agnès : Parfaitement bien.

Katia : Je suis ravie de t’avoir avec moi aujourd’hui.

Agnès : Moi aussi, je suis ravie d’être là avec toi.

Katia : Merci d’avoir répondu à mon invitation. Qu’est-ce que tu dirais pour compléter ta présentation ?

Agnès : T’as dit l’essentiel. La seule chose que j’aurais envie de rajouter, c’est que je n’étais pas celle que je suis maintenant. J’ai évolué et j’aime bien dire ça pour dire aux gens qu’on peut évoluer et la vie est faite pour ça, pour évoluer. On va toujours d’un point A à un point B, d’un point B à un point C. Donc, où qu’on en soit à un moment donné, il faut toujours garder espoir parce qu’on évolue si on en a envie.

Katia : Qui étais-tu et qui es-tu devenue alors ?

Agnès : Alors, j’étais l’opposé de ce que je suis maintenant. J’avais un regard plutôt scientifique sur les choses. J’étais athée. J’avais zéro croyance. En tout cas, des croyances limitantes. Maintenant, j’ai compris que c’était des croyances limitantes, mais j’avais zéro croyance puisque ma famille était comme ça et j’avais été modulée dans cet esprit-là. Mais quand même, depuis toute petite, je m’interrogeais. J’avais beaucoup de questions existentielles. Comment on est venu sur Terre ? À quoi ça sert de vivre ? Est-ce qu’il y a un sens plus profond à la vie ? Donc, j’avais des questions, mais je n’avais jamais de réponse. Et après, j’ai été happée par la société, ce qu’on attend de nous. Donc, j’ai fait des études. J’ai fait un travail d’éducatrice au ministère de la Justice. J’ai eu des enfants, une maison. Donc, j’ai été happée par le quotidien. Et donc, toutes ces questions existentielles étaient passées un peu au second degré, on va dire. Voire, elles avaient carrément disparu, je crois. J’étais le nez dans le guidon. Allons-y gaiement. Mais je n’étais jamais, au fond de moi, très épanouie, alors que j’avais une vie qui n’est pas de rêve, mais une vie classique, que beaucoup de gens auraient bien aimé. Mais au fond de moi, je n’étais pas vraiment heureuse. J’avais l’impression qu’il me manquait des choses, pas forcément matérielles, justement. Il y avait une dimension qui me manquait. Et alors, j’étais beaucoup dans l’exigence, la colère, dans le jugement aussi. Je ne comprenais pas comment les gens fonctionnaient. Ça m’agaçait. J’étais beaucoup agacée. J’étais plus dans la rébellion que dans la compréhension.

Katia : Quelqu’un qui travaille pour le ministère de la Justice. Être dans la rébellion, c’est pas mal. Et éducatrice. Peux-tu nous en dire quelques mots avant qu’on poursuive, pour qu’on comprenne bien qui tu étais alors dans cette vie d’avant.

Agnès : Oui, voilà. Alors, dans la rébellion, j’étais même syndiquée et très militante. Donc, j’étais à fond là-dedans dans ma vie d’éducatrice. J’ai choisi ce travail parce que moi-même, je suis issue d’un milieu pas super favorisé. Et j’aurais aimé qu’il y ait des gens qui m’aident à me faciliter la vie, on va dire, et à me faire comprendre certaines choses. Comme je n’ai pas eu cette chance-là, j’ai voulu offrir ce que j’étais aux autres pour essayer de les amener à ça. Donc, quand j’étais éducatrice, je m’occupais de deux publics, c’est-à-dire des ados, ou c’était que des ados, mais soit en grande difficulté dans leur famille, voire maltraitance par moments, soit des ados délinquants, qui souvent, au final, étaient les mêmes. Et moi, je voyais ce travail d’éducatrice comme comment aider ces jeunes, à changer leur façon de faire, comment les aider à avoir un autre regard sur la vie, leur dire que tout n’était pas négatif, mais qu’il y avait plein de belles choses à faire s’ils le souhaitaient, leur donner confiance en eux. Voilà, j’étais vraiment dans cette optique-là. Et c’est comme ça que ma première activité a démarré, mais je ne connaissais pas tout ce que je connais maintenant, donc je le regrette parce que je pense que j’aurais fait mon travail avec encore une autre dimension si j’avais su, mais bon, c’est comme ça. Et après, j’en ai eu marre de ce contexte-là, parce que le point institutionnel était très pesant. Je n’arrivais pas à donner du sens à ce que je faisais, justement, c’était trop dans le jugement, au ministère de la Justice, vous allez me dire, ça ne peut pas être autrement. Il y avait de moins en moins de bienveillance. En fait, quand j’ai démarré cette activité, il y avait beaucoup de bienveillance, beaucoup d’écoute, et plus ça allait, moins il y en avait. Donc, je ne l’ai plus supporté, et j’ai décidé de quitter la fonction publique et de quitter cette activité pour faire toute autre chose, puisqu’à ce moment-là, je me suis orientée dans le commerce. Je suis devenue responsable commerciale dans une société de vente directe, on va dire. J’y suis restée une dizaine d’années. Ce qui m’a plu, c’est que je recrutais des personnes, je les formais, et puis je créais des formations pour les aider à évoluer. Et pareil, j’avais toujours comme challenge et comme envie de les aider à… J’avais l’impression à ce moment-là de révéler des talents. Je voulais les aider, les porter. Sauf que je les ai tellement portés, je ne savais pas comment faire pour qu’elles le fassent elles-mêmes, donc je le faisais moi, que je me suis épuisée. Et là, j’ai fait un bon burn-out, et ce qui a fait que j’ai quitté cette activité professionnelle. Et pareil, quand j’étais dans cette société, je n’avais pas du tout les connaissances que j’ai maintenant sur la loi de l’attraction, on en parlera peut-être tout à l’heure. Du coup, j’étais beaucoup dans la colère et tout ça, parce que je trouvais que les gens n’avançaient pas assez vite. Je devais être en plus un peu pénible comme responsable. Même si j’avais beaucoup de bienveillance.

Katia : Alors ça, c’était il y a combien de temps ?

Agnès : J’ai fait mon burn-out en 2018. Donc il n’y a que 5 ans au final, c’est pas si vieux que ça. Donc, j’ai quand même passé plus de 45 ans de ma vie dans un état pas terrible. Et on va dire qu’il y a à peu près 5 ans où j’ai compris que la vie pouvait être autrement. Et que ce qui nous arrivait,, ça pouvait être des cadeaux mal emballés de l’univers pour nous mettre en arrêt en disant, non, là, ça va plus, il faut arrêter. Et il faut que t’ailles voir ailleurs, voilà, trouver d’autres voies pour te réaliser autrement.

Katia : Qu’est-ce qui s’est passé pour toi il y a 5 ans ? Alors, tu fais ce burn-out ?

Agnès : Voilà, je fais ce burn-out. Donc, au départ, grosse remise en cause, grosse crainte aussi, comment je vais vivre ? Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? Je me disais, je ne sais pas quoi faire. Quel talent j’ai ? Voilà, donc, grosse inquiétude. Sur la même période, je rencontre Didier, mon compagnon, un an avant, en 2017, qui, lui, me rassure très vite en me disant, mais t’inquiète pas, les choses vont arriver. Déjà, prendre le temps de te soigner, de te remettre d’aplomb et tout ça. Et après, la vie est belle. Il disait souvent, la vie est une fête. Donc, voilà, la vie est joyeuse, la vie est une fête. Donc, on va se débrouiller. Même s’il faut aller vendre des jeux d’orange sur le marché pour vivre, c’est pas grave. On partira à droite, à gauche, on fera ça, on achètera un extracteur de jus. Il y a toujours une solution. Ne stresse pas. Et mine de rien, ça, ça a été un peu un déclencheur, un révélateur pour moi, parce que je me suis rendue compte qu’effectivement, j’avais toujours des peurs. Peur de manquer, peur de ne pas pouvoir payer mes factures, peur de ça. Et là, je me suis dit, mais en fait, on peut voir la vie autrement. La vie, elle peut être beaucoup plus simple. Il y a toujours des solutions, on peut toujours s’en sortir. Encore faut-il voir comment, mais voilà.

Katia : Donc, ton état d’esprit change ?

Agnès : À ce moment-là, avec cette rencontre grâce à sa philosophie de vie. En fait, je me suis rendue compte que c’est la philosophie de vie qui était vraiment à l’intérieur de moi, mais que je n’avais jamais osé mettre en œuvre parce que j’avais des peurs. Parce que j’avais des peurs, parce qu’on m’avait dit, petite, il faut travailler pour gagner des sous. Donc, du coup, j’étais un peu bloquée dans ce truc-là. Et lui, il me fait tout exploser. Et c’est juste magique. Parce que plus de crainte, on vit le jour le jour et tout se passe bien, quoi. Donc, c’est fabuleux.

Katia : Donc, un changement radical de pensée, de vie.

Agnès : C’est ça, c’est ça. On se dit, mais pourquoi je n’ai pas su ça avant ? Et après, des rencontres avec un magnétiseur qui est devenu mon mentor. Je peux le citer ?

Katia : Ah oui, oui.

Agnès : Oui, voilà. Donc, il y a une rencontre avec Stéphane De Filippo, un magnétiseur, qui est situé à Ondres. Où là, je me rends compte qu’effectivement, la vie, elle peut être heureuse. On peut se rendre la vie heureuse si on veut qu’elle le soit. Et l’enseignement qu’il m’a transmis, c’est que vraiment, il faut être dans la joie. Comme il dit souvent, il faut prendre la chance par la main et jamais la lâcher. Et à partir du moment où on tient la chance par la main, elle nous accompagne au quotidien. Et petit à petit, tous ces enseignements, tout le travail autour du magnétisme que j’ai fait avec lui m’ont permis de me libérer de tous mes carcans, de toutes mes croyances limitantes. Et j’ai l’impression de me découvrir. Et à la fois, je savais que c’était la vraie Agnès qui arrivait. Mais je me disais, mais waouh, je suis vraiment comme ça ?

Katia : Ça veut dire qu’il y a eu un changement radical ?

Agnès : Ah mais, à 360 degrés.

Katia : Tu parles d’enseignement. Peut-on en dire un peu plus sur ces enseignements que tu as reçus, qu’ils permettent aussi de voir la vie différemment.

Agnès : Oui. Alors, j’ai lu un livre qui m’a intriguée au départ par le titre : « Réfléchissez et devenez riche ». Parce que moi qui, en plus, au départ de ma vie, avais une idée de la richesse avec il y avait les pauvres et les riches. Les pauvres étaient en gros gentils, les riches étaient méchants. Et voilà. Et la richesse, c’était presque pas bien d’être riche. Et là, en découvrant… Donc, je disais, ce titre m’avait choquée par le mot riche. Mais en le lisant, j’ai compris qu’il parlait d’une autre richesse. Alors, bien sûr, comme c’est un Américain, il parle aussi de richesse financière. Mais en fait, c’est de l’abondance. Et l’abondance, maintenant, je me rends compte qu’il n’y a aucun souci avec ça. On a le droit d’être dans l’abondance. Ça devrait être même un devoir d’être dans l’abondance. Et j’ai découvert ce livre. Ça a été une révélation pour moi. Parce qu’effectivement, il nous montre comment on peut être dans l’abondance. Alors, au niveau financier, mais pas que. Au niveau relationnel, au niveau émotionnel aussi. Et il nous explique dans ce livre. Je ne vais pas développer le livre, si vous avez envie de le lire.

Katia : Tout à fait, on mettra peut-être les références pour aller le lire. Mais peut-être qu’en une ou deux phrases, effectivement, l’enseignement principal…

Agnès : Eh bien, l’enseignement principal, c’est qu’il faut croire en ses rêves. Ne pas avoir de doutes et être dans l’action. J’ai envie de schématiser comme ça. Je ne sais pas si…

Katia : Oui, ne pas attendre que ça vienne à soi, mais engager quelque chose pour que ça puisse se réaliser.

Agnès : Voilà, c’est ça. Donc ça, c’était la première chose. Et après, j’ai eu un super enseignement audio d’une personne qui s’appelle Kevin Trudeau. Votre désir et votre ordre. Voilà, alors ça, vraiment, je conseille à tout le monde d’écouter ces enseignements.

Katia : Ils ne sont pas accessibles au grand public. C’est peut-être la difficulté, mais en fait, on devrait, à mon sens, effectivement, y avoir tous accès.

Agnès : C’est ça, on devrait y avoir tous accès. Après, maintenant, quand on cherche, on trouve. Mais encore, il faut-il que ça marque qu’il existe. Ça, je n’ai pas envie de le développer plus que ça. Je préfère que les gens le découvrent par eux-mêmes. Mais vraiment, c’est ce qui a fait que j’ai… Cet enseignement, j’ai eu l’impression qu’il a modifié mon mode de pensée. Mais carrément, il a modifié mes schémas neuronaux. C’est comme si on avait effacé tous les fonctionnements que j’avais avant. Mais vraiment. Et qu’on m’en a implanté d’autres. Je m’en suis implantée d’autres. Et maintenant, je vois la vie, mais vraiment sous un autre angle. Je n’ai plus la même vision des choses. Je n’ai plus les mêmes ressentis. Pour moi, dès qu’il y a un souci, ce n’est pas un souci. C’est que ça devait être comme ça. En fait, j’ai une vision beaucoup plus large. J’ai un écran beaucoup plus large des choses. Je ne vois pas juste sur mon petit écran. Du quotidien, je vois la vision plus large des choses. Et en me disant, même s’il y a un gros malheur qui t’arrive, c’est que quelque part après, il va y avoir plus de beau temps. Mais ce n’est pas qu’une expression. C’est vrai. Tout a une logique. Tout se comprend. Tout s’enchaîne. Même les événements les plus dramatiques, au final, il ne faut même pas en avoir peur.

Katia : Alors, on peut faire le lien justement avec ce livre que tu as écrit « Dans la pièce d’à côté ». Parce qu’il a été écrit dans un contexte particulier.

Agnès : Oui, parce qu’après ce que je vous ai raconté, donc de cette superbe rencontre avec Didier, cette superbe rencontre n’a duré que trois ans. Puisque Didier, au bout de trois ans, est décédé brutalement d’une rupture d’anévrisme. Donc là, à ce moment-là, tout s’est effondré. J’ai cru que ma vie n’avait plus aucun sens. Je me disais, mais la vie sans lui, ça n’a plus aucune saveur. À quoi ça sert que je vive ? Voilà, j’ai eu cette phase-là. Et en même temps, je me suis dit, une autre petite voix me disait, mais s’il est parti, s’il y a peut-être un sens pour toi, tu vas peut-être réussir à t’en remettre, et peut-être que ça va aussi t’apporter des choses à toi, peut-être aux autres. J’avais l’impression qu’il y avait un sens à tout ça, à son départ. Et je disais, dès le départ, que j’allais sûrement comprendre le sens et sublimer son départ.

Katia : Il y a une petite phrase que j’ai relevée, que tu mets dans ton premier chapitre. « Au même moment, je me sens animée par une force de vie qui m’amène à penser que le départ de l’homme que j’aime va me conduire vers la magie de la vie. »

Agnès : C’est exactement ça.

Katia : Alors, j’ai envie de te demander, de quelle magie parles-tu ou à quelle magie fais-tu référence ?

Katia : En fait, je fais référence à la magie de la vie et à la beauté de la vie, j’ai envie de dire. Au fait que… Alors, comment expliquer ça ? En fait, même les épreuves les plus douloureuses, pour moi, sont des étapes pour aller encore mieux après. Alors, ça peut paraître assez bizarre que je dise ça après avoir perdu un compagnon, et avec la souffrance que ça puisse…

Katia : Oui, parce que ça n’est pas rien la souffrance que tu traverses. La souffrance, le manque, tout ça.

Agnès : Ca m’a surtout permis d’avoir accès à un autre monde auquel je n’avais pas du tout accès. Alors, au départ, je croyais qu’il n’existait même pas. Après, je pensais qu’il existait, mais je n’y avais pas accès. En fait, la perte de quelqu’un, en l’occurrence de mon compagnon, m’a ouvert à une autre dimension, un autre monde. J’ai eu accès au monde de l’invisible, au monde de l’au-delà. Et c’est pour ça, pour moi, la magie de la vie. J’ai enfin touché du doigt qu’on n’était pas seuls sur Terre. On était guidés, il y avait des gens, je ne sais où, quelque part, dans l’univers, ça peut être des défunts, ça peut être des guides, qui sont là pour nous guider. Moi, souvent, j’aime bien dire mon double spirituel, maintenant. C’est-à-dire, c’est moi, en plus grand, au-dessus, je ne sais où, dans l’univers, qui peut m’aider. Et ça m’a vraiment donné accès à ça, le décès de Didier, parce qu’en fait, je l’aimais tellement que je voulais absolument communiquer avec lui. Et je lui avais demandé, quand il était dans le coma, de m’envoyer des signes. La vie après la vie existait, et c’est ce qu’il a gentiment fait. J’ai été gâtée à ce niveau-là. Voilà, et c’est comme ça que l’aventure de mon livre a commencé.

Katia : On sent encore l’émotion, il y a quelque chose qui se passe. C’est dans ce moment-là que tu as aussi transcendé et sublimé cette expérience de vie, en te mettant à écrire. Sur ce que tu étais toi-même en train de vivre. Alors, je ne sais pas, qu’est-ce qu’on peut raconter à propos de ce livre ? Je ne sais pas ce que je peux dire ou pas, parce que je l’ai lu.

Agnès : Mais dis déjà ce que tu as envie d’en dire toi.

Katia : Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est ce parcours initiatique. Alors, il y a le tien, donc cette initiation à cette vie connectée à l’invisible, à cette spiritualité que tu n’avais pas jusque-là.

Agnès : C’est ça.

Photo d'Agnès Capély et de Katia Crabé

Katia : Donc, il y a tout un monde qui s’ouvre à toi, comme tu le dis. Et en parallèle, il y a toute cette initiation, comment dire, que vit également Didier dans ce monde de l’invisible. Lui-même accompagné…

Agnès : Oui, on peut dire. On peut dire par ma grand-mère. Par ma grand-mère. Par Sylvette. Oui, par ma miss Sylvette.

Katia : Et donc, je trouve l’angle choisi hyper intéressant pour essayer de comprendre comment chacun de votre côté, vous vivez cette expérience de vie qui vous est donnée à vivre, tout en étant malgré tout en relation. Et comment vous arrivez à vous rejoindre dans la matière.

Agnès : Enfin, oui, c’est… Pour moi, c’est une expérience de vie aussi extraordinaire, parce qu’effectivement, comme tu le dis si bien, il y a son parcours à lui quelque part, le mien sur Terre, et les liens qui se font entre nous deux. Et c’est comme si la vie continue, et pour lui, et pour moi, mais d’une autre façon, voilà. Et on a chacun notre cheminement à faire, de l’endroit où on en est. Et c’est juste magique, quoi, à ce niveau-là. Et c’est ça, là aussi, la magie de la vie, c’est que la vie continue, c’est comme si la mort en soi n’existait pas vraiment, quoi. En tout cas, pas comme je la concevais avant.

Katia : Alors, qu’est-ce que tu pensais avant ? À propos de la mort, c’était quoi ta gestion ?

Agnès : Ah ben moi, après la mort, il n’y avait plus rien. La mort, il n’y avait plus rien, on redevenait poussière et point. J’avais été élevée dans une famille où on ne parlait même pas d’âme, quoi. Même pas qu’il pouvait y avoir une petite âme qui allait s’envoler. Non, non, on était là, dans la matière, et quand on était mort, on était mort.

Katia : Et aujourd’hui ?

Agnès : Maintenant, j’ai d’autres visions. De toute façon, d’ailleurs, je ne sais pas si tu as fait attention, je ne dis jamais la vie après la mort. Moi, je dis toujours la vie après la vie. Parce que pour moi, en fait, c’est un cycle, c’est une vie qui continue. D’ailleurs, j’irais même un peu plus loin. Moi, je pense qu’on est des êtres spirituels.

Katia : Alors, je l’ai noté aussi, ça fait référence à la citation, c’est pour ceux qui ne le savaient pas. Je ne savais pas bien, c’est l’art de Chardin qui dit « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels vivant une expérience humaine. » Alors, comment est-ce qu’on peut expliquer ça à ceux qui nous écoutent ?

Agnès : Voilà, belle question ! Alors, en fait, pour moi, effectivement, nous sommes des êtres spirituels. Alors, on les appelle comme on veut, des esprits, des âmes, peu importe, des entités. On fait comme on veut, chacun a son vocabulaire, c’est ce qui lui appartient. On passe sur Terre pour vivre des expériences, pour évoluer, pour que notre conscience grandisse, pour guérir certaines blessures. Donc, c’est comme des parcours. Moi, j’assimile mon passage sur Terre comme des stages, en fait, comme si j’étais en stage. Voilà, je suis une petite âme spirituelle qui vient faire un séjour sur Terre. Je suis en stage, j’ai des choses à guérir, à apprendre, à travailler, puis des choses, des missions aussi. On a des missions quand on vient sur Terre, à transmettre des choses aux gens, mais ça peut être aussi à fabriquer. On déroute, il n’y a pas que des missions spirituelles, mais heureusement, parce que sinon, s’il n’y avait que ça, ça serait un peu compliqué de vivre sur Terre. Voilà, on vient avec des missions. Et après, quand c’est terminé, notre mission, on repart dans un autre monde, dans l’univers, on la met dans notre maison, une autre maison. Et après, on revient faire un petit stage dans une autre vie, un peu plus tard, pour retravailler des choses. Pour moi, c’est pour ça que la mort n’existe pas. En soi, c’est plus une fin d’un stage, une fin d’une mission, une fin de quelque chose, pour passer à autre chose. C’est une forme d’éternité, pour moi, que je vis à l’intérieur de moi, à l’intérieur de mes tripes. Je n’arrive même pas vraiment à l’expliquer, je le sais.

Katia : Et comment sais-tu aujourd’hui qu’il y a cette vie dans ce monde invisible ? Qu’est-ce qui te fait dire aujourd’hui que ça existe ?

Agnès : Alors déjà, je ne peux pas le certifier à 100%, on est d’accord. Si vous me demandez scientifiquement de le prouver, je suis incapable de le prouver. Sauf qu’il y a deux choses. Déjà, c’est des choses que je ressens au plus profond de moi, comme si c’était dans mes cellules. C’est une espèce d’évidence qui est comme ça, comme si on avait levé des voiles et on m’a dit « Si, crois ça, parce que tu le sais au fond de toi, tu sais d’où tu viens, tu sais comment ça se passe, sauf que tu avais tout oublié. » Il y a déjà cette première notion, pour moi, qui est importante. Et la seconde, c’est par rapport à l’écriture de mon livre. Quand j’ai demandé à Didier de m’envoyer des signes, s’il y avait une vie après la vie, les signes que j’ai eus, c’est que j’ai eu des signes. Les signes que j’ai reçus, pour le coup, alors ils ne sont pas forcément scientifiquement prouvables, je ne sais pas comment on peut expliquer, mais en tout cas, ils sont bien là, bien présents. En plus, j’ai été exigeante, j’ai dit « Moi, je ne veux pas des petits signes, je ne veux pas une petite plume devant ma porte, parce que je vais trouver ça tellement simple et banal que ça ne va pas me suffire. Il faut vraiment des choses osées. » Ça ne prouvera pas que c’est toi. Voilà, ça ne me prouvera pas que c’est toi, ça ne me prouvera pas que c’est un signe de ta présence, puisqu’il y a des oiseaux, ils ont tous des plumes. Donc, j’ai dit « Je veux que tu m’envoies des choses vraiment très, très fortes, où j’aurai zéro doute. » Et une des choses que j’ai eues en tout premier, c’est la photo qui est devenue la couverture de mon livre, où quand on a déposé des fleurs pour lui rendre hommage à Capbreton, les fleurs dans l’océan ont formé un sublime cœur. Et ça, je veux dire, la photo, elle est là, je ne l’ai pas inventée.

Katia : Il y en a même qui en ont vu un deuxième, caché. C’est vrai que cette photo, elle est assez extraordinaire. On peut penser que c’est un montage. Et en fait, non. On voit même une espèce de faisceau lumineux.

Agnès : Oui. Alors, le faisceau, la vraie photo, en fait, on ne la voit pas à la radio, mais c’est plutôt ça. Le faisceau lumineux, c’est plus, je pense, le reflet, par contre, parce qu’on a été obligés quand même de faire un montage pour le titre. D’accord. Mais l’image, c’est celle du bas, là. C’est flagrant. Le cœur, il est flagrant. Mais après, il y a plein de choses. On dit qu’on voit des visages, on voit plein de choses dans ce truc-là. Alors que cette photo, il faut savoir que je l’ai faite le jour où on lui a rendu hommage. Vous imaginez, j’étais dans un état second extrême, j’étais dans une souffrance horrible. Mais j’ai voulu immortaliser cet instant. Donc, instinctivement, j’ai pris mon appareil, mais c’était inconscient. J’ai pris mon appareil comme s’il fallait que je prenne des photos à ce moment-là. Et d’ailleurs, quand j’ai été sur le bateau, je n’ai pas vu ce visuel-là. Pas du tout. Je voyais un beau parterre de fleurs magnifiques, mais le cœur, je ne l’ai pas du tout vu. Quand j’étais, sur le bateau, c’est quand j’ai regardé les clichés après, que j’ai voulu montrer aux amis. Là, j’ai fait… Ah, ouais. Alors, j’ai levé les yeux au ciel, j’ai dit, ah, c’est un de tes premiers signes. Oui, on ne peut pas se méprendre. C’est évidemment un cœur qui est dessiné. Il faut le contextualiser. On est navigué dans l’océan, sur l’océan. C’est ça, à 300 mètres des côtes. La probabilité que toutes les fleurs se réunissent pour former un cœur. Tu aurais voulu le faire, tu n’aurais pas réussi à le faire. C’est ça, c’est ça. Donc, oui, on disait que les signes… C’est, pour moi, une question de probabilité, comme les synchronicités. C’est, quelle est la probabilité pour que les fleurs forment un cœur ? Quelle est la probabilité pour que cette personne rencontre cette personne ? Et c’est ça, pour moi, les signes et les synchronicités. C’est comme ça qu’on doit… C’est la preuve que ce sont bien des signes, quoi, dans mon sens.

Katia : À quel moment enclenches-tu le processus d’écriture ?

Agnès : Alors, très vite. Très, très vite, parce qu’en fait, j’ai des signes très vite. Les premiers signes que j’ai eus, ils étaient encore au funérarium. Donc, j’ai une amie qui me dit, il faut que tu te prennes un carnet, Agnès, et que tu te notes ces signes, parce que ta mémoire, après, va faire défaut et tu vas les oublier. Donc, au départ, je prends juste ce carnet pour écrire les signes que je reçois. Et très vite, je me rends compte que ça va être la trame de mon livre, quoi. Parce que plus ça va, plus je note les signes, plus il m’en arrive. Et c’est comme si, en plus des signes, j’avais l’explication des signes qu’elle a avec. Donc, j’ai commencé vraiment à écrire les signes dès le mois de juillet. Il est décédé, enfin, juin, dès le mois de juillet, j’avais les premiers signes, donc j’ai écrit les signes. Et j’ai commencé réellement à écrire l’introduction de mon livre en août.

Katia : Et à quel moment tu as su que tu allais écrire ou que tu devais écrire ou qu’il fallait écrire, parce que tu n’écrivais pas jusqu’à présent le livre ?

Agnès : En fait, dès le début. C’était assez surprenant parce qu’il était encore dans son lit d’hôpital. Je savais qu’il était perdu, qu’il ne reviendrait pas, mais il n’était pas encore déclaré, décédé, que j’avais une petite voix qui me disait que j’allais écrire un livre pour comprendre, pour sublimer son départ et pour aider les autres. Et en fait, c’était très perturbant parce que je me disais, c’est moi qui suis en pleine souffrance. Et j’ai une petite voix qui me dit, tu vas écrire un livre pour aider les autres. Ça me paraissait un peu surréaliste. J’avais même de la culpabilité à avoir ce genre de pensée. Et en même temps, c’était aussi une lueur d’espoir pour moi, un petit phare au loin qui me disait, peut-être que grâce à ça, tu vas comprendre des choses et que tu vas pouvoir dépasser cette épreuve. Donc, dès le départ, c’est très surprenant, mais je savais que j’écrirais un livre là-dessus. Et après, à travers l’écriture, je ne vais pas tout vous dévoiler si vous lisez le livre, mais en fait, j’ai compris que j’étais venue, moi, sur terre pour écrire des livres sur ce sujet-là, mais que je ne l’avais pas fait. Je ne l’avais pas fait et là, je n’avais plus le choix. Là, c’est comme si on me mettait des coups de pied aux fesses, excusez-moi de l’expression. J’étais au pied du mur. Et là, c’était incroyable. Il fallait que je le fasse. Et après, ce livre, je l’ai écrit en neuf mois. Donc, ça aussi, symboliquement, je trouve que c’est beau. Et je voulais le sortir absolument, comme je voyais que j’écrivais très vite, tout me venait très, très vite, puisqu’en fait, je l’écris en connexion avec lui. Il faut être clair. Voilà. Je l’écris en connexion avec lui et ma grand-mère. Et comme je l’écrivais très vite, je me suis mis un challenge. Je me suis dit, j’aimerais le sortir pour lui rendre hommage le même jour, un an après, de son dernier jour de vie sur terre. Pas la date de son décès, ni sa date d’anniversaire, mais en fait, je voulais qu’il sorte le jour où on avait vécu notre dernière journée ensemble et où ça avait été une super journée. Et j’ai réussi ce pari parce qu’il est sorti un an après, son décès, le jour J. Ce jour-là, c’était un samedi 26 juin 2021. À Montfort, il y avait une grande fête, c’était après le Covid, et ils faisaient une grosse journée à la fois artisanale, commerciale. Et je leur ai dit que je faisais un livre et qu’ils sortaient ce jour-là. Ils m’ont invité la sortie à Montfort, dans le village où j’habitais. Il y avait ce jour-là une action, une journée extraordinaire. C’était juste magique.

Katia : Et à partir de là, que s’est-il passé pour toi ?

Agnès : Eh bien, à partir de là, une autre aventure a commencé. Alors déjà, j’ai créé une maison d’édition aussi. Une maison d’auto-édition, pour pouvoir sortir mon livre.

Katia : Pourquoi, d’ailleurs ?

Agnès : Alors, en fait, déjà pour des questions de timing. Parce que comme je voulais absolument le sortir le 26 juin, un an après, j’aurais jamais pu trouver une maison d’édition qui allait accepter de m’éditer, déjà, et avec un timing aussi court. Et puis, au fond de moi, je savais qu’il fallait que je le gère toute seule pour plein de raisons. Et là, je vais faire une petite parenthèse, parler des auteurs et de leurs conditions, parce qu’effectivement, les auteurs, en maison d’édition, ils sont très, très peu rémunérés. Et on me disait que si je voulais vraiment pouvoir en vivre, eh bien, il fallait que je crée ma propre maison d’auto-édition, me gérer de A à Z, être indépendante. C’était un autre challenge, ça, de pouvoir faire… mener un projet de A à Z. Ouais, non, c’était une super expérience, donc vraiment, je ne la regrette pas. Et j’ai choisi la création d’une maison d’auto-édition. J’ai vraiment une entreprise individuelle, même si pour l’instant, je fais qu’éditer mes œuvres, parce que, peut-être que plus tard, si ma société aussi financièrement tient la route, je pourrais peut-être éditer d’autres personnes. J’aimerais bien.

Photo d'Agnès Capély

Katia : Alors, ton parcours, là, me fait penser à celui de Marion Du B’, que j’ai interviewée il y a peu de temps et qui, au départ, a été éditée, je crois, par des maisons d’édition. Et finalement, la vie a fait qu’elle a créé sa propre maison d’édition, les éditions Chaffouine. Et elle aussi, elle en est maintenant à éditer d’autres auteurs que ses propres livres. J’ai interviewé Geoffrey Secco, il y a quelques jours. Lui-même est devenu le propre producteur de ses spectacles, parce que ne trouvant pas de producteur adhérant à son projet actuel, il a créé sa propre maison, enfin, production. Je me suis posée la question de cette indépendance, cette autonomie que nous sommes en train d’avoir, comment dire, de créer. Comme si la vie nous obligeait aussi, à un moment donné, à nous prendre par la main et à être autonome par rapport à nos créations et à ne plus dépendre des autres.

Agnès : C’est exactement ça. Pour en plus ne pas y gagner sa vie. C’est ça, c’est ça. C’est exactement ça. Et d’ailleurs, un des messages que j’avais reçus de la part de Didier par le biais d’une amie médium, quand je lui ai dit de demander lui pourquoi il est parti si tôt, j’ai besoin de lui, il m’avait répondu parce que maintenant, elle est capable de se débrouiller toute seule. Et cette phrase, sur le coup, je ne l’avais pas trop compris. Et avec du recul, je l’ai vraiment compris. C’est-à-dire qu’alors, il ne parlait pas que de notre relation, mais évidemment, il parlait de façon beaucoup plus large. Et effectivement, on est capable de se débrouiller tout seul. Il faut arrêter de croire qu’on a besoin des autres. On peut faire plein de belles choses tout seul. On peut mener des projets. Et en plus de ça, je pense que c’est absolument nécessaire parce que tu fais référence à la personne qui a créé sa propre maison de production. Effectivement, ça nous permet aussi une grosse liberté d’esprit. C’est-à-dire que si j’avais dû aller vers une maison d’édition, je ne suis pas sûre qu’ils auraient accepté de publier mon livre comme je l’ai écrit. Et alors que c’est comme ça qu’il fallait qu’il soit écrit. C’est comme ça qu’il fallait qu’il soit sorti. Donc, ça nous offre un panel à la fois de création et de liberté extrême. Et moi, je trouve que la vie, c’est vraiment ça, au final. Alors, c’est sûr, c’est du travail.

Katia : Mais quelle récompense quand tu vois que tu as, non pas un, mais deux livres. Parce que le second, raconte-nous.

Agnès : Alors, ça aussi, tu vois, je me dis que les choses sont timées, comme elles doivent être timées. Le premier livre, donc, mon roman, je l’ai écrit en neuf mois. Ce second livre, qui est une bande dessinée pour les enfants sur la pensée positive, qui s’appelle Mensa et Bark, destination Bonheur. C’est une histoire que j’avais créée pour mes propres enfants, il y a plus de vingt ans de ça. Et là, pour le coup, j’ai mis vingt-deux ans à la sortir. Parce qu’il fallait que je trouve l’illustratrice de talent qui illustre cette histoire. Et j’ai mis tout ce temps à la trouver, mais c’est parce que c’était comme ça. Il fallait que j’attende, il fallait que je rencontre la bonne personne. Donc, voilà. Ça, c’est vraiment pour les petits. C’est plein de messages très subtils.

Katia : Petits, mais pas seulement les petits. Je comprenais qu’en fonction de l’âge…

Agnès : Oui. Alors, quand je dis petits, alors, l’âge idéal pour lire ce livre, pour avoir ce livre entre les mains, c’est entre deux et douze ans, on va dire. Parce que c’est des messages très évolutifs. Alors, les messages, ils sont écrits de la même façon, mais ils ne vont pas germer de la même façon quand on leur lit tout petit, quand ils vont le lire, eux, à l’école primaire. Après, j’ai même des grands qui l’ont lu, des adultes. Alors, bon, les ados, je fais une petite parenthèse par les ados parce qu’ils sont quand même un peu dans un autre monde. Ils trouveraient sûrement l’histoire trop enfantine. Parce qu’en fait, c’est une histoire qui a l’air de rien, qui est très anodine. C’est un petit conte enfantin comme ça. Mais les personnages que rencontre Bark pendant son cheminement et les messages qui lui sont donnés, ce sont vraiment des messages très subtils, justement, sur la magie de la vie.

Katia : Et Donc, tu y étais déjà connectée il y a 20 ans ?

Agnès : Mais sans le savoir. Et en fait, pour faire référence au livre dont j’ai parlé au tout début de Napoléon Hills, je me suis rendue compte que Napoléon Hills, dans son livre, il y avait huit thématiques. Et moi, j’ai huit personnages qui donnent chacun huit messages. Et quand j’ai fait le parallèle, en fait, je me suis rendue compte que c’était à ma façon, mais c’était exactement les mêmes principes, les mêmes choses que marquaient dans son livre. Alors, Napoléon Hills, et là, je me suis dit, waouh, j’ai écrit un truc sans le savoir. C’est incroyable ! Peut-être qu’il y a 20 ans, c’était trop tôt. Ce n’était pas, comment on dit, le bon moment. Alors, ça nous arrange bien, des fois, de penser ça. Mais peut-être qu’il y a 20 ans, c’était pas…

Katia : Il n’aurait pas eu l’accueil qu’il a peut-être aujourd’hui.

Agnès : C’est ça. Et puis, il n’aurait pas eu la même dimension. Parce que moi, il y a 20 ans, quand je l’ai écrit, c’était vraiment des valeurs humanistes qui sont présentes dans ce livre et des valeurs sociétales. Mais je n’avais pas cette dimension spirituelle et cette dimension de développement personnel. Alors qu’en fait, ça y était déjà, dans ce que j’avais écrit, mais sans que je le sache. Et là, maintenant, ça me permet d’exploiter toutes ces dimensions à la fois, alors qu’il y a 20 ans, je n’en aurais pas été capable. Et les gens ne l’auraient pas aussi, je pense, reçu de la même façon.

Katia : Où est-ce qu’on peut trouver tes deux livres ?

Agnès : Alors, on peut les trouver principalement sur mon site internet, qui porte le même nom que ma maison d’édition, MensaBark Éditions. On peut le trouver, alors vous trouverez aussi sur ce site internet des points de vente que j’ai dans les Landes, dans le 64, autour de chez moi, un maintenant dans l’Hérault et en Dordogne, et même un petit en Martinique. Et sinon, prochainement, il va être disponible sur toutes les librairies en ligne, et bientôt même en e-book.

Katia : Super, une belle évolution. Pourquoi ce nom de Mensabark ?

Agnès : Alors, en fait, Mensabark Éditions, donc c’est le nom de ma maison d’édition, mais c’est aussi le nom des deux petits personnages, parce que donc la petite feuille, elle s’appelle Mensa, et le petit bâton s’appelle Bark, parce que réunis, ça fait MensaBark. Chacun Mensa Bark, comme il veut, comme il peut, comme il l’entend.

Katia : Quand tu les as créés il y a 20 ans, tu n’imaginais pas que leur nom formerait le nom de ton maison d’édition ?

Agnès : Non, non, non. J’avais joué sur ce jeu de mots-là, bien sûr, il y a 20 ans, Mensabark, mais j’étais loin d’imaginer ça, pas du tout. J’étais à ma maison d’édition avec.

Katia : Est-ce qu’on peut parler des projets, ou non, ou c’est… ?

Agnès : Non, il n’y a rien de secret. Avec plaisir. Je suis en train d’écrire un second roman, qui est aussi très inspiré, et qui sera sûrement très inspirant pour les gens. Je ne vais pas dévoiler vraiment le sujet, mais en gros, je vais dire que c’est une femme médecin qui fait un burn-out et qui va être sauvée par une dame qui est dans le coma. Je ne peux pas en dire plus, mais ça sera aussi quand même toujours dans le même esprit, Moi, l’idée, quand j’ai écrit le premier livre, et je me rends compte, c’est la même chose, quand j’écris le second, je pars d’un point A, je veux arriver à un point B, et je veux amener mes lecteurs à un point B. C’est comme si je voulais un peu changer leur mode de penser, leur regard sur la vie, leur regard sur leur propre fonctionnement, sur aussi exaucer leur potentiel. Donc, je l’écris vraiment dans ce même esprit, et je suis un peu guidée aussi de la même façon que j’ai écrit le premier.

Katia : Donc ça, ça fera peut-être l’objet un jour d’une autre interview. Comment être guidée pour écrire des livres ? J’ai envie de te poser la question, d’en savoir un peu plus. Est-ce que ça peut s’expliquer ? Comment est-ce qu’on peut arriver à expliquer effectivement ce processus de création ? On parle souvent d’inspiration, mais là, ça va au-delà de l’inspiration.

Agnès : Là, sincèrement, j’ai l’impression d’être guidée. J’ai l’impression que c’est comme si dans l’univers, mes livres étaient déjà écrits quelque part, et que j’ai juste à me connecter pour me rappeler de ce que j’ai écrit. Et c’est vrai que dès que je me mets… Moi, je n’ai pas le problème de la page blanche, par exemple. J’ai un autre problème, c’est que des fois, j’ai du mal à me mettre devant mon ordinateur. Je préfère aller me promener dehors. Mais par contre, dès que je suis devant mon ordinateur, tout vient comme si… J’ai un peu dit ça, mais comme si on me souffle à l’oreille ce qu’il fallait que je dise ou ce qu’il fallait que j’écrive. Après, c’est quand même moi qui fais le job, parce que c’est un gros travail d’écrire. En tout cas, les idées et tout ça, elles me viennent. C’est fluide. Fluide, elles me viennent naturellement. Souvent, je parle de ma petite voix intérieure. Voilà, c’est ma petite voix intérieure. Je me dis, tu devrais faire ci, tu devrais faire ça. Mais pourquoi t’as pas pensé à ça ? Mais je ne sais pas vraiment l’expliquer. Après, pour mon premier livre, j’ai eu des informations dans mes rêves aussi, qui sont arrivées. Quand j’écris, ouais, je dis ça, je suis souvent connectée. C’est comme si j’étais en télépathie pour le premier avec Didier et ma grand-mère. Et là, non, non, je ne sais pas si c’est avec Didier que je suis en télépathie ou avec d’autres, avec mes guides, mais en tout cas, j’écris de façon très simple.

Katia : Merci en tout cas de nous dévoiler les coulisses, parce qu’on en dit peut-être beaucoup. À se poser ce genre de questions.

Agnès : Oui, parfois on peut se poser la question, ça se dit pas forcément. Ben oui. On peut avoir une peur peut-être à expliquer qu’on se sent connectée au guidé à écrire. Oui. C’est ça, et puis peur de se dire, ben ouais, mais si… C’est pas nous vraiment qui faisons le travail si on est guidé ? Ou je vais pas dévoiler mes sources. Ben si, moi j’ai dévoilé mes sources.

Katia : Ou d’autres pourraient le psychiatriser, et tu vois, dans la schizophrénie, il y a cette perte de contrôle, ou d’avoir la sensation d’être aussi téléguidée par une voix extérieure, une force extérieure, tu vois, donc c’est un autre sujet, mais…

Agnès : C’est vrai que moi j’ai pas de crainte à ce niveau-là, en tout cas, ça me ferait même plus rire, parce que déjà la voix, elle est pas extérieure, elle est bien intérieure. On doit vivre pleinement notre vie sur terre, et le plus possible dans la joie, dans la création.

Katia : C’est ce message-là que tu souhaites transmettre ?

Agnès : Vraiment, ouais.

Katia : On a parlé un petit peu de tes valeurs, tu parlais de tes valeurs humanistes, est-ce qu’il y en a d’autres qui sont importantes pour toi à faire valoir ?

Agnès : J’ai envie de dire que le terme humaniste, c’est ce qui regroupe vraiment toutes mes valeurs, mais ce terme-là en lui-même, il englobe toutes les valeurs, c’est-à-dire le fait que les gens vivent bien sur terre, vivent convenablement, soient épanouis, mais en plus, moi je pars du principe que si on était tous individuellement bien, après il n’y aurait plus de problème en fait, puisqu’on ferait attention aux autres, on ferait attention à la terre, donc c’est pour ça que les valeurs du partage sont très importantes pour moi, mais tout ça, elles sont dans le mot humanisme. L’humanisme, c’est ça, c’est vivre en tant qu’humain, s’entraider, se protéger, se faire grandir les uns les autres, transmettre, prendre la main à l’autre quand on en a besoin, tendre sa main, à quelqu’un quand nous on en a besoin, c’est tout ça, c’est ces valeurs que j’aimerais que les gens soient imprégnés de ça au quotidien, pour moi ça serait ma plus grande satisfaction.

Katia : Je t’ai proposé de participer à mon podcast, donc il donne la parole aux acteurs du Nouveau Monde. Qu’est-ce que le Nouveau Monde pour toi ?

Agnès : Eh bien le Nouveau Monde pour moi, c’est exactement ce que je viens de te dire, ça rejoint l’idée d’humanisme, c’est vraiment un monde où on vivrait en harmonie, les uns avec les autres, avec la nature, avec nous-mêmes aussi, parce que ça c’est très important, et je pense que c’est même le postulat de base, il faut vraiment déjà être en harmonie avec nous-mêmes pour être en harmonie avec les autres, et c’est un monde où on connaîtrait vraiment toutes les lois de l’univers qui nous permettraient que la vie soit facile, parce qu’en fait en réalité si on connaît ces lois de l’univers, la vie elle est quand même plutôt facile.

Katia : On n’a pas parlé des lois de l’univers, dont tu parles énormément dans ton livre, tu fais des références à la loi de l’attraction, qu’est-ce que j’avais noté d’autre ?

Agnès : La loi de la vibration je suppose ?

Katia : Oui, la loi de la vibration, que je connais moins, qu’est-ce qu’on peut en dire ?

Agnès : Alors, la loi de l’attraction, on en entend beaucoup parler ces temps-ci, en fait la loi de l’attraction c’est… il faut quand même bien se rendre compte que la loi de l’attraction c’est en gros le positif attire le positif, le négatif attire le négatif, ça c’est la base, et on nous dit souvent que c’est lié à la pensée et à la visualisation, sauf qu’en fait ça ne s’arrête pas là, parce que si on reste au niveau des pensées et de la visualisation, et bien souvent ça peut même faire tout le contraire, donc ça je l’explique aussi dans mon livre, parce qu’en fait il faut aussi vibrer ce que l’on pense. Et c’est pour ça que je dis que la loi de la vibration n’est pas plus forte que la loi de l’attraction, mais en tout cas se superpose, c’est-à-dire que si on pense qu’en pensant positivement on va être soit plus joyeux, soit être dans l’abondance, soit rencontrer son âme sœur, et qu’au fond de nous on ne vibre pas ça, on vibre la peur, le doute que ça ne se réalise pas, et bien ça c’est comme si ça annulait. Voilà, exactement. Il faut que les clignotants plus, plus, plus soient allumés, à mon sens, à trois niveaux, donc au niveau du mode de la pensée, au niveau des émotions que l’on vibre, et au niveau de la respiration aussi, parce qu’en fait on transmet tout ça au niveau de la respiration. Plus on respire avec une dimension, une prise de conscience positive des choses, alors c’est pareil ça, je pourrais l’expliquer, mais pas mal, maintenant s’il te plaît, parce que ça serait plus compliqué. Mais il faut vraiment que ces trois choses se fassent en même temps. Et d’ailleurs, et la loi de la vibration, après, quand on est habitué, on ressent les choses. Moi, je suis tout à fait capable dans mon corps de savoir comment je vibre, si mes émotions sont en accord avec mes pensées. Si par exemple, je vibre, je pense en me disant j’aimerais que mon livre soit connu, mais qu’au fond de moi, mes émotions c’est, non mais tu ne vas pas y arriver, comment tu veux, tu n’es pas connu, comment tu veux, voilà. Et bien, il y a une dissonance qui se crée, et je sens que je ne suis pas bien, corporellement, je ne suis pas bien. Par contre, si tout est aligné, et bien là, je sens que mon taux vibratoire, il augmente. C’est comme si mes petites cellules, elles s’agitaient, elles avaient plus d’espace, l’énergie circulait plus, voilà. Et ça, quand on pratique ça, on le ressent vraiment, physiquement, c’est incroyable.

Katia : Allez lire le bouquin d’Agnès.

Agnès : Et alors, juste une petite astuce pour activer la loi de la vibration, déjà, c’est faites des choses que vous aimez, faites-les dans la joie. Justement, par rapport au deuil, moi, c’est comme ça que j’ai pratiqué, et c’est ces connaissances de la loi aussi, de l’attraction et de la vibration, qui m’ont aidée à dépasser la détresse dans laquelle j’étais, et la souffrance par rapport à mon deuil, parce que chaque jour, je me suis dit, qu’est-ce que je peux faire pour me sentir un peu mieux, être pour. Je voulais juste vibrer un tout petit peu plus fort chaque jour. Et petit à petit, j’ai enclenché ce processus et je m’obligeais, vraiment, je m’obligeais à vibrer au moins une sensation positive dans la journée, même si j’étais au plus bas. Et c’est ce qui m’a permis, petit à petit, de refaire monter mon taux vibratoire et petit à petit d’enclencher mon processus de résilience et de joie de vivre.

Katia : Oui, tu parlais tout à l’heure, alors tu ne l’as pas dit en ces termes-là, mais une forme de reprogrammation.

Agnès : C’est ça, exactement. De créer de nouveaux chemins neuronaux et de programmer de nouvelles façons de réagir, penser, être, ressentir. C’est un événement, c’est exactement ce que tu dis. Créer une autre réaction, c’est presque une réaction chimique qui se crée dans notre cerveau, qui nous dit, hop, là, c’est interdit, le passage, il est par là.

Katia : Quelle pierre à l’édifice est-ce que tu penses apporter à ce nouveau monde ?

Agnès : Aussi modeste soit-elle, celle que je viens de te dire, de la transmission, transmettre toutes les valeurs, déjà, auxquelles j’adhère, mais vraiment, j’ai l’impression d’avoir une mission de transmission au travers de l’écriture. Et de la lecture, après, pour les autres. À ce niveau-là, en toute modestie.

Katia : On arrive à la fin. Est-ce qu’il y a une question que je ne t’ai pas posée que tu aurais aimé que je te pose ?

Agnès : Non, tu m’en as tellement posée que c’était super.

Katia : Est-ce qu’il y a quelque chose que tu souhaites nous dire avant qu’on termine l’interview sur mon petit jeu ?

Agnès : Non, je pense que j’ai… Non, non. À part que j’ai été très heureuse de participer à ton podcast parce que c’était une très belle rencontre.

Katia : Merci. J’ai tenu à le spécifier en introduction parce que c’était… Comment on dirait aujourd’hui ? Ça a matché.

Agnès : C’est ça. Non, mais je me souviens très bien.

Katia : Ce qui est drôle, tu parles de ce cœur que tu as de fleurs sur la couverture de ton livre comme signe de ton ex-compagnon. Quand je suis arrivée au salon du Bien-être à Labenne, j’étais avec un ami et je lui ai dit « Regarde ». Et au sol, il y avait un cœur rose dans le sol. Et là, je rentre et je ne vois que toi en arrivant parce qu’il y avait un stand à l’entrée du salon. Effectivement, je me suis arrêtée. On a commencé à discuter et immédiatement, on a… Ça l’a fait.

Agnès : Et tu sais que ce cœur, je suis allée dehors le prendre en photo après que tu sois partie.

Katia : Et voilà. Puis ensuite, on s’est reconnectées. On s’est rencontrées sur d’autres salons. Je suis là aujourd’hui. Merci à toi. Avec plaisir. Tu connais le portrait chinois ? Si, tu étais… Peut-être y as-tu joué quand tu étais plus jeune ?

Agnès : Alors, je ne me rappelais pas de ça. Ça s’appelait comme ça. Le portrait chinois ? Tu vas me dire des mots, c’est ça.

Katia : Alors, si tu étais un plat, lequel serais-tu ?

Agnès : Des crêpes parce qu’on peut les moduler comme on veut. Déjà, c’est festif, les crêpes. Ça me rappelle la fête foraine. Et puis, on peut l’harmoniser avec les goûts de tout le monde. Donc, chacun peut mettre son grain de sel, son grain de sucre. C’est ça, les crêpes sucrées, salées.

Katia : Si tu étais un livre ?

Agnès : Là, je pourrais en citer plein, puisque j’en cite aussi plein dans mon livre.

Katia : Il y a plein de références. L’air de rien.

Agnès : Voilà, l’air de rien. Mais on va reciter, Réfléchissez et devenez riche de Napoléon Nils. Je pense que même lui doit un peu me guider là-haut, donc je vais lui rendre hommage.

Katia : Si tu étais un dicton ?

Agnès : Alors, celui que j’aime bien, c’est « Ne regarde pas ce que l’on te montre, mais cherche plutôt ce que l’on te cache ». Il y en a d’autres, après, que j’aime bien aussi. Comme, « Pourquoi vous acharnez-vous à ramper alors que vous pourriez voler ? »

Katia : Ah, je ne le connais pas, celui-là. Ah ouais, et celui-là, il est beau aussi. Pourquoi ?

Agnès : Oui, pourquoi on s’acharne à ramper, à se rendre de la vie super dure alors qu’on pourrait voler, quoi. Tu retiendras celui que tu veux. Bon, les deux.

Katia : Si tu étais un film ?

Agnès : Sans hésiter, No Solar. Ah oui.

Katia : Alors, j’ai commencé. Je ne l’ai pas vu en entier.

Agnès :  Il n’y a que la toute première partie que je n’aime pas, que je n’ai pas compris. Je ne sais pas ce qu’elle fout là, mais quand on voit un peu dans les ténèbres, là, où ça, c’est un peu glauque, je ne l’ai même pas compris. Ce n’est pas grave. Mais après, tout le reste, pour moi, c’est… En fait, si tu veux, je l’ai vu, ce film, quand j’écrivais mon livre, parce que les choses ne nous arrivent pas par hasard, on le sait bien. Et je me suis dit, mais en fait, c’est les infos que j’ai. Et là, c’est exactement ce que je ressens, ce que je sais que c’est au fond de moi. Et là, c’est un film, mais c’est juste magique. Donc, oui, c’est le film.

Katia : Si tu étais un super-héros ?

Agnès : Alors, je n’ai jamais eu de super-héros. Donc, moi, je serais une humanité toute entière. En fait, pour moi, mon super-héros, c’est ça, c’est l’humanité, l’humain. Pour moi, nous sommes tous des super-héros. Donc, en fait, je suis un super-héros, tu es un super-héros. Tout le monde est un super-héros.

Retranscription effectuée à l’aide d’AutoScript.

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